Prix PaxSahel 2024 : Lauréat, Liradan Philippe Ada rend hommage au Capitaine Wattao Ada

La cérémonie de remise des prix de la 8ᵉ édition du Prix PaxSahel pour le journalisme sensible aux conflits s’est tenue dans la nuit du 13 décembre 2024 à Ouagadougou. À cette occasion, les membres du Réseau d’initiatives des journalistes (RIJ) ont distingué des journalistes du Burkina Faso, du Mali et du Niger, qui se sont illustrés dans la recherche et la consolidation de la paix à travers leurs productions.
Cette édition a enregistré 41 œuvres soumises, dont huit du Mali et quatre du Niger. Comme de coutume, les lauréats ont été répartis en quatre catégories : presse écrite/presse en ligne, radio, télévision/Mobile Journalism (MoJo), ainsi qu’un prix spécial Félix Koffi Amétépé pour l’Intégration.
Dans la catégorie presse écrite/presse en ligne, Madi Zongo, journaliste burkinabè des Éditions Sidwaya, a été honoré avec un trophée, une attestation et un chèque de 500 000 FCFA. Son article, intitulé « Chefferie de Ziou : La famille royale Karfo divisée par le trône« , a été primé.
Dans la catégorie radio, le Nigérien Moustapha Mainassara Mage de Radio Garkuwa a remporté les mêmes distinctions grâce à son reportage intitulé « Quand les feux de brousse deviennent source de conflit entre agriculteurs et éleveurs dans la commune de Gadabèji, région de Maradi ».
Liradan Philippe Ada, de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), a été récompensé dans la catégorie Télévision/Mobile Journalism (MoJo) pour son reportage « Mangodara : Quand l’étau se resserre…« . Ce dernier a exprimé sa gratitude envers le Capitaine Wattao, commandant du 2ᵉ Groupement d’intervention rapide (GIR) et du 7ᵉ Bataillon d’intervention rapide (BIR). « C’est lui qui m’a facilité le reportage avec ses éléments. Nous avons passé plusieurs jours dans le Grand Ouest en 2023 », a-t-il déclaré.
Le prix spécial Félix Koffi Amétépé pour l’intégration a été décerné à Souaïbou Nombré pour son article intitulé « Vente de terre à Pô : plusieurs médiations au milieu des incompréhensions et des accusations« .
Fin de partenariat entre le RIJ et la Deutsche Welle Akademie
Cette cérémonie a été placée sous le parrainage de Salif Nikiéma, président du Conseil national de l’économie informelle, qui a salué le travail des journalistes dans ce contexte sécuritaire difficile. « Il faut continuer dans cette dynamique. Si le journalisme accompagne nos autorités, nous avons foi que cette guerre imposée sera un jour bannie de nos frontières », a-t-il affirmé.
Jean Carem Kaboré, président du comité de pilotage du RIJ, a rappelé que ce prix s’inscrit dans le cadre du projet Appui aux médias pour la prévention et la gestion des conflits au Burkina Faso, mené en partenariat avec la Deutsche Welle Akademie. Cependant, il a précisé que ce partenariat prendra fin en 2024 en raison du retrait de cette organisation du Burkina Faso. « Désormais, nous comptons sur les bonnes volontés locales pour soutenir le RIJ. Nous avons un siège, deux salariés et un prix à organiser. Nous allons frapper à vos portes », a-t-il déclaré.
Pascal Yemboini Thiombiano, conseiller spécial, a représenté le ministre chargé de la Communication, Pingdwendé Ouédraogo, patron de la cérémonie. Il a félicité les lauréats et rappelé que les médias peuvent être des vecteurs de paix ou, au contraire, des facteurs aggravants dans un contexte de crise. Il s’est montré optimiste quant à l’avenir du RIJ malgré la fin du partenariat avec la Deutsche Welle Akademie.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



