Journée internationale de lutte contre la corruption (JILC) : la jeunesse associée davantage à la lutte

Le monde célèbre ce 9 décembre 2024, la journée internationale de lutte contre la corruption (JILC). Au Burkina Faso, l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) a commémoré cette journée à travers une conférence publique sur le thème principal : « S’unir aux jeunes contre la corruption : façonner l’intégrité de demain ».
Allumer le feu de l’anti-corruption et de l’intégrité au sein de la jeunesse, c’est le leitmotiv de la JILC 2024. Pour les organismes nationaux et internationaux de lutte contre la corruption, notamment l’ASCE-LC, il est impératif de toucher les jeunes pour atteindre l’objectif de refus et de tolérance zéro de la corruption. Pour mener cette lutte, la principale arme choisie est celle de l’éducation.
De ce fait, Urbain Milogo, Contrôleur général d’Etat adjoint de l’ASCE-LC a expliqué qu’il faudrait commencer à façonner cette jeunesse depuis le niveau d’enseignement maternel jusqu’au cursus universitaire.
Il a aussi souligné que l’avenir de la corruption dépend de celui de la jeunesse. De ces dires, si cette jeunesse décide de balayer du revers de la main ce « phénomène à la peau dure », il n’aura pas d’avenir dans les sociétés. Il a soutenu davantage l’idée en stipulant que la vieille classe des personnes qui s’adonnent à cette pratique finiront par disparaître. Profitant de cette situation, la jeunesse qui constitue 80 % de la population pourra faire le choix de changer la donne.

« Si les 80 % bientôt disent non à la corruption, la corruption est finie. Toute société pour pouvoir réussir, il faut former les jeunes par rapport à l’objectif que la société se fixe. Quels types d’hommes on veut et c’est ce type d’homme qu’on doit inculquer aux jeunes qui sont les hommes de demain », a-t-il précisé.
La sensibilisation des populations est aussi une méthode employée par l’ASCE-LC dans sa lutte anti-corruption. En évoquant son importance, Urbain Milogo a notifié que la population doit savoir refuser de payer toute somme lorsqu’il n’ait pas lieu de le faire. Ce refus doit être accompagné par la dénonciation de ces actes. La répression est aussi utilisée par l’autorité supérieure de contrôle d’Etat pour lutter contre la corruption. A ce titre, l’Autorité travaille à détecter les cas de corruption et faire traduire les auteurs devant la justice à l’instar du procès sur le détournement des 3 milliards au ministère de l’Action humanitaire.
« Vous sentez la petite corruption lorsque dans la rue, on vous demande de l’argent lorsque vous allez pour des documents, lorsqu’on s’attend à des cadeaux là où il ne faut pas et lorsqu’il y a de grands détournements comme vous entendez dans la presse. Il faut dire que la corruption zéro, c’est difficile, mais on pourra réduire significativement la corruption », a-t-il insisté.
Les autres activités qui ont été inscrites au programme de la JILC 2024 sont celles relatives aux expositions des stands de plusieurs structures, dont l’autorité de la régulation de la commande publique (ARCOP). Le match de gala de football et les opérations de don de sang ont aussi ponctué les activités.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



