Lancement de SYMPO GRANIT 2024 : « C’est la preuve que le Burkina Faso reste un carrefour de la culture » (Jean Emmanuel Ouédraogo)

Le 14e symposium international de sculpture sur granite de Laongo a été lancé ce samedi 12 octobre 2024 par le ministre en charge de la culture, Jean-Emmanuel Ouédraogo. Ce 14e symposium a réuni 15 artistes sculpteurs de 9 pays.
15 artistes de 9 pays ont 2 semaines pour faire des sculptures, à l’occasion de la 14e édition du symposium international de sculpture sur granite de Laongo. Selon le ministre chargé de la culture, Jean-Emmanuel Ouédraogo, « Sympo granit 2024 » est une édition de la maturité, car elle est l’expression de la résilience du Burkina Faso et surtout du secteur culturel artistique.
« Cette année, ce sont 15 artistes professionnels qui sont là, venus de 9 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe. C’est la preuve une fois de plus que le Burkina Faso reste un carrefour de la culture. Cette année encore, ce symposium permettra à ces artistes professionnels de venir faire parler la pierre, en projetant sur leur talent, leur inspiration sur granite ici sur le site de Laongo, et ce sont des œuvres qui vont rester pratiquement pour l’éternité », a-t-il déclaré.

Pour cette présente édition, l’opportunité est donnée de magnifier l’expérience et la maturité des artistes, mais aussi en associant au travail de ces professionnels, un chantier-école.
“Cette initiative novatrice qui a permis à des stagiaires et à des artistes en herbe d’apprendre la taille de la pierre vient bonifier les opportunités du symposium, qui devient un cadre par excellence d’apprentissage de la sculpture sur granite”, a-t-il précisé.
Cette 14 édition est parrainée par le Ministre en charge de l’Urbanisme, des Affaires Foncières et de l’Habitat, Mickaïlou Sidibé. Selon lui, ces deux semaines permettront aux artistes de tracer des formes, des courbes et des sillons qui contribueront à briser les barrières entre les peuples et à la promotion de la paix et de la cohésion sociale.
« Nous, au niveau du département en charge de l’urbanisme, nous allons prendre les dispositions pour pouvoir accompagner le département en charge de la culture pour aménager le site et également accompagner dans le cadre de l’exercice de sécurisation foncière qui a été engagé pour que les artistes puissent préserver leurs œuvres à ce niveau pour qu’également le site puisse prendre de l’ampleur », a-t-il déclaré.

Sur ce site, plusieurs sculpteurs sont déjà à mi-chemin dans la réalisation de leurs œuvres. C’est le cas de l’artiste plasticien, Bamoussa Ouattara venu de Banfora. Il a fait une représentation symbolisant la paix.
« Une casse qui n’est pas finie qui représente un hommage aux FDS. 3 mains qui représentent l’AES. L’autre main attrape le cœur et main dans la main, ça veut dire la paix, avec l’oiseau à côté et le drapeau d’un autre côté. La 3e main, c’est la Patrie ou la mort, nous vaincrons », a-t-il expliqué.

Une conférence publique sur le thème « 35 ans de création contemporaine sur le site de sculptures sur granite de Laongo : quelle contribution au développement national », a été ouverte suite au lancement officiel du symposium. Cette conférence se veut être un cadre de réflexion et d’interaction sur la problématique de la sauvegarde des sculptures déjà réalisées dans une perspective de transmission du patrimoine artistique aux générations futures.
Ces 15 artistes et 4 assistants, faut-il le rappeler, viennent de 9 pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe. Il s’agit du Mali, du Zimbabwe, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de l’Inde, du Sénégal, de la France, de la République démocratique du Congo et du Burkina Faso.



