Burkina Faso : Les ingénieurs télécoms réunis au sein de l’ABPMT en conclave pour le développement du secteur

L’Association Burkinabè des Professionnels des Métiers des Télécommunications et assimilés (ABPMT) a organisé son assemblée générale, ce samedi 14 septembre 2024.
Il s’est agi pour l’association de marquer une halte pour faire le bilan de ses activités afin de mieux se projeter dans le futur.
Après sa création le 5 août 2023, l’ABPMT a vu le nombre de ses membres s’accroître. Selon le Pr François Zougmoré, parrain de l’association, plusieurs activités ont été menées et le nombre des membres dépasse désormais 300. En gros, 62% des activités prévues ont été réalisés.
Comme activités internes menées au cours de cette une année de fonctionnement de l’association, il y a l’affinement des textes réglementaires, l’attribution des tâches à l’ensemble des membres du bureau, et le développement d’idées pour la promotion du secteur.
« Aujourd’hui, il y a au moins cinq projets pertinents que nous visons à développer pour permettre cette contribution efficace. Nous avons aussi travaillé à avoir plus de relations avec les opérateurs et l’ensemble des structures et entreprises travaillant dans ce domaine », a soutenu Pr François Zougmoré.
Le domaine de télécom touche à tous les secteurs d’actualité de nos jours. Il est donc nécessaire que ceux qui travaillent dans ce domaine soient suffisamment formés. C’est en ce sens que François Zougmoré pose la question de savoir, « quel ingénieur pour le développement du télécom au Burkina Faso ? ».

A l’en croire, l’association entreprend des initiatives de formation afin d’avoir des ingénieurs de qualité.
« Nous avons déjà commencé à participer à l’harmonisation des programmes de formation des ingénieurs au Burkina. Dans tous les établissements et universités où il y a des formations, nous pensons que c’est important qu’il ait une harmonisation des formations des ingénieurs », a soutenu le Pr.
Comme perspectives, l’ABPMT ambitionne d’organiser en 2025, un colloque qui va regrouper des ingénieurs du Burkina Faso et d’autres pays, au cours duquel des réflexions seront menées sur la contribution des ingénieurs pour le développement du télécom en Afrique. Au cours de cette assemblée générale, l’ARCEP était présente aux côtés de l’association.
Pour l’autorité de régulation, l’existence d’associations comme l’ABPMT contribue à avoir une bonne régulation des télécoms au Burkina Faso.
« C’est pour nous essentiel d’avoir une association qui travaille de telle sorte à organiser un secteur. Ça nous permet d’avoir des livrables qui sont à la hauteur de nos besoins en tant qu’autorité de régulation qui doit travailler au meilleur développement du secteur des télécommunications. Nous pouvons que leur dire merci et les rassurer de notre disponibilité à les accompagner », a confié Lucien Manzaba, chargé de communication à l’ARCEP.
A noter que si l’association a de grandes ambitions, elle connaît aussi des difficultés. Et l’une des difficultés majeures est liée à la mobilisation des ingénieurs autour de l’association. C’est la raison pour laquelle Moumouni Sawadogo, ingénieur télécom et président exécutif de l’ABPMT a lancé un message à confrères. « Nous demandons une implication de tous pour que les ambitions que nous avons pour le développement des industries des télécommunications puissent aboutir, parce qu’aujourd’hui, c’est un domaine où tous les secteurs sont impactés ; que ce soit la médecine, l’éducation, la gouvernance, la distribution », a-t-il exhorté.



