Burkina Faso : L’Union catholique africaine de la presse réfléchit sur son professionnalisme dans le contexte de crise sécuritaire

L’Union catholique africaine de la presse (UCAP-Burkina) a lancé ce samedi 10 août 2024, à Ouagadougou, les activités de son 9e Refresher programm de l’Afrique de l’Ouest, Burkina Faso 2024. Il est placé sous le thème, « Éthique et déontologie dans le traitement de l’information à travers les réseaux sociaux dans un contexte de crise sécuritaire : défis et perspectives ».
En vue de fraterniser, partager les expériences et échanger sur le renforcement de leur professionnalisme, l’Union catholique africaine de la presse (UCAP-Burkina) a lancé les activités de son 9e Refresher programm de l’Afrique de l’Ouest, Burkina Faso 2024.

Selon Alexandre Rouamba, président de l’UCAP-Burkina, cette année, le choix est porté sur l’éthique et la déontologie dans le traitement de l’information à travers les réseaux sociaux.
« Aujourd’hui, que vous le voulez ou non, vous devez être en phase avec tout le monde en se disant que tout ce qui est servi sur les réseaux sociaux ne vienne pas des communicateurs et des journalistes. Il y a lieu de faire la part des choses, de renforcer les capacités de nos journalistes pour que l’information vraie basée sur la vérité, sur la foi puisse, être distillée pour construire un monde de paix, de justice, un monde où il fait bon vivre pour renforcer le vivre ensemble », a-t-il noté
De l’avis d’Alexandre Rouamba, citant le pape François, la désinformation est le pêcher du journalisme. Les 3 autres sont la diffamation, la calomnie, l’amour pour le scandale. « Aujourd’hui, nous nous devons de nous départir pour que l’information soit saine pour le bonheur des populations », a-t-il dit.
Cette 9e édition a été patronnée par le Président de l’Assemblé Législative de Transitons, Dr Ousmane Bougouma. Il a salué l’effort constant de cette faîtière qui réunit 8 pays, pour le renforcement de capacité des femmes et hommes de médias dans le traitement de l’information, à travers les réseaux sociaux.
« Son excellence, le capitaine Ibrahim Traoré n’hésite pas à rappeler l’importance de l’information dans le contexte sécuritaire de notre sous-région, de notre pays. (…). Le thème aujourd’hui traité par la faîtière nous interpelle sur la responsabilité des uns et des autres, dans le traitement de l’information, à travers les réseaux sociaux », a-t-il déclaré.
Dr Ousmane Bougouma a aussi salué l’actualité de ce thème qui va permettre aux femmes et aux hommes de média de se rappeler leur responsabilité et de traiter l’information dans un sens de construire la paix dans le Burkina Faso et dans la sous-région.

Mgr Laurent Dabiré, évêque de Dori, est le Président de la conférence épiscopale Burkina Niger. Selon lui, il s’agit d’un rendez-vous du donner et du recevoir.
C’est un « rendez-vous de fraternisation, de connaissance du milieu. Et aussi un rendez-vous de formation où les journalistes, hommes de médias catholiques avec leurs confrères collègues évangélistes/musulmans se proposent de sculpter la déontologie, l’éthique de l’information sur les réseaux sociaux dans le contexte de crise sécuritaire, en essayant d’approfondir la question des défis qui sont posés à la communication, aux communicateurs et les perspectives qui vont ouvrir des chemins, des horizons nouveaux », a-t-il laissé entendre. En ajoutant que cela va permettre d’apporter leur contribution à l’édification d’une société fraternelle, d’une société de justice et de paix, d’une société respectueuse de l’homme et de son environnement.
Il a invité les participants à participer pleinement à ces activités afin que cela renouvelle, renforce leurs capacités à exercer ce métier qui est loin d’être marginal, facultatif. « L’homme a besoin de connaître, de savoir, d’être informée, mais d’être bien informé aussi parce que par la suite, sa décision, son comportement va dépendre des informations que la personne reçoit », a-t-il conclu.

En rappel, l’UCAP Burkina a été créée en 1990. Son 8e Refresher programm de l’Afrique de l’Ouest a eu lieu au Bénin en 2023. Cette année, il réunit des participants de 8 pays de la sous-région. Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana, de Guinée, du Mali, du Sénégal, du Togo, du Niger. Du 9 au 17 août, ces participants vont échanger autour de la problématique de l’utilisation des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle, à travers des panels et des conférences.



