Burkina Faso : Le CAMARADE fait une analyse comparative du CNR et du MPSR

4 août 1983 – 4 août 2024. Il y a de cela 41 ans que le Capitaine Thomas Sankara et ses camarades mettaient en place la machine de la révolution démocratique et populaire d’août 1983. Pour commémorer cette date mémorable pour tous les révolutionnaires, le Cadre d’action des mouvements et aspirations révolutionnaires pour un accès au développement endogène (CAMARADE) a organisé un panel autour du thème : « Tumultes révolutionnaires au Burkina Faso du CNR au MPSR : mêmes maux sociétaux, quelle thérapie innovante à appliquer ? ».

Après la première révolution démocratique et populaire d’août 1983, le Burkina Faso vit à nouveau une phase de l’histoire sous l’égide du président du Faso, Le Capitaine Ibrahim Traoré. Les membres du mouvement CAMARADE veulent tirer les aspects positifs de la première révolution pour faire de celle du Capitaine Ibrahim Traoré un succès.

Pour atteindre cet objectif, Samdpawendé Ouédraogo, coordonnateur du CAMARADE a expliqué qu’il était nécessaire de tenir ce panel afin de relever les similitudes et la différence qui existent entre le CNR et le MPSR. C’est aussi le lieu pour eux de contribuer à la bonne marche de la révolution. Pour mener les échanges, Siaka Coulibaly, analyste politique et Luc Damiba, secrétaire général du CMTS ont été commis à la tâche.

« C’est vraiment ce thème qui a retenu notre attention et nous avons fait appel à des panélistes, à des experts pour décortiquer », s’est-il exprimé.

D’entrée de jeu, Siaka Coulibaly a commencé par clarifier la notion de « Révolution ». De ses explications, c’est une rupture radicale dans une société en crise, dont le modèle politique est dépassé pour aller vers un autre qui est supposé apporter des réponses aux contradictions. L’avènement des régimes révolutionnaires se manifeste généralement par une insurrection ou une guerre civile, a-t-il aussi fait savoir. 

Le MPSR présente une certaine avancée sur le plan géopolitique

Plus loin dans sa communication, il a laissé entendre qu’il y a assez de ressemblance entre les deux régimes révolutionnaires. Au niveau des similitudes, il a indiqué que le CNR et le MPSR ont en commun une approche de rupture avec un passé dit de néocolonialisme. En plus de cela, les deux dirigeants ont une caractéristique assez spéciale. Ils ont un leadership fort, selon lui.

« Le MPSR présente une certaine avancée sur le plan géopolitique. Sur le plan théorique, sur le plan de la structuration, il connaît un retard par rapport au CNR. Le CNR était venu avec des idées déjà formalisées sous la forme de révolution démocratique et populaire, ce qui n’est pas encore le cas du MPSR. Il y avait des structures qui animaient la vie sociale, administrative et même l’armée, les comités de défense de la révolution », a-t-il ajouté.

A présent, dit-il, le MPSR devrait travailler à surmonter les limites du CNR pour mener à bien sa révolution. Selon l’analyste politique, cela passe par la consolidation du caractère révolutionnaire en clarifiant des questions théoriques, notamment par rapport à la question d’alliance avec certains pays.

Cheick Habib Désiré BAYILI 

Faso7 

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