Qualification mondiale 2026 : La « sueur n’a pas épargné le sang » des Étalons

Le lundi 10 juin 2024, à Bamako, écurie circonstancielle des Étalons, le Burkina Faso a affronté les Leone Stars de la Sierra Léone dans le cadre de la 4e journée des éliminatoires de la coupe du monde 2026.

Pour ce match, Brama Traoré et sa cotorie n’avaient pas droit à l’erreur s’ils voulaient toujours entretenir l’espoir de faire entendre le Ditanyè dans un stade américain en 2026.

Les intentions affichées par les Étalons lors des 30 premières minutes de jeu laissaient entrevoir une victoire. Les occasions et les percussions étaient incessantes. Les joueurs de la Sierra Léone, à l’agonie, n’ont pas eu les ressources nécessaires pour stopper la belle passe d’Aziz Ki vers Dango Ouattara, qui, avec habilité, ouvre le score à la 40e minute de jeu.

Soulagement pour les Étalons et les 22 millions de Burkinabè à travers le monde. Il ne fallait pas se contenter de ce seul but d’avance. La bête est blessée, il faut l’achever si on compte vraiment manger du Barbecue, surtout lorsque c’est un lion qui constitue le menu. Dans les temps additionnels, les Étalons obtiennent un penalty. Il est transformé par Lassina Traoré.

A 2-0 à la pause, les Étalons reprennent la seconde période avec une dose de sérénité. Malheureusement, elle sera de courte durée. Sur un cornet bien centré et un mauvais travail de marquage des Étalons, la Sierra Léone réduit le score à la 56e minute.

La panique commence à se faire ressentir du côté des Étalons. Les douloureux souvenirs des fins de matchs catastrophiques provoquent la hantise. Les occasions ne sont pas concrétisées. Le désordre infecte le jeu. Depuis son banc, Brama Traoré, gesticule, hurle pour remobiliser ses soldats. Trop tard. La légende ne recommande-t-elle pas de se méfier d’un lion blessé ?

A la 87e minute, une frappe surpuissante d’un Leone Stars, telle un missile traverse le camp des Étalons pour se loger dans les buts de Kylian Nikiéma. Le pauvre! Il n’y peut rien malgré sa bravoure et sa volonté. Égalisation. 2-2.

Durant tout le reste du temps, les Étalons vont essayer d’arracher la victoire, mais ils ont dû se contenter d’un chétif match nul.

Qu’est-ce qui a bien pu amener les Étalons à terminer le match de la manière dont ils ont débuté celui face à l’Egypte. L’entraîneur a quant à lui compris ce qui est arrivé à son équipe.

« Nous avons, en tout cas, dominé ce match de long en large. En deuxième mi-temps, il y a eu un peu une baisse de régime et nous avons voulu tout de suite faire des remplacements. On a pris un but sur le corner, sur une balle anodine, il y a eu un manque de concentration et ils ont réduit le score. Nous avons continué notre jeu et comme vous l’avez du reste remarqué, on avait beaucoup de chance de marquer un troisième but, mais la chance ne nous a pas souri. Un match aussi, c’est comme ça. Il y a des jours où la chance n’est pas avec vous et à six minutes de la fin, ils égalisent. On a réagi, on a eu encore des occasions, mais malheureusement, on n’a pas pu scorer. Nous avons beaucoup de regrets pour ce match. On va repartir travailler. On peut revenir encore plus fort », a déclaré Brama Traoré, à la fin de la rencontre.

Dans la course pour la qualification au mondial, les Étalons se retrouvent à être 3e avec 5 points de leur groupe derrière l’Egypte (10 points) et la Guinée-Bissau (6 points).

Pour espérer entendre le Ditanyè retentir dans un stade du pays de l’Oncle Sam en 2026, même s’il faut prier pour avoir la chance dorénavant, les Étalons devront mouiller le maillot. Ils devront travailler à interrompre le rythme de « bon début, mauvaise fin » ou « mauvais début, bonne fin ». Car, un ancien Chef d’Etat disait qu’il n’y a que « la sueur qui épargne le sang ».

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