Journée de l’Europe : Burkinabè et Européens célèbrent « des liens de respect, des liens de franchise »

À l’occasion de la journée de l’Europe célébrée chaque 9 mai, l’ambassade de l’Union européenne a effectué une cérémonie commémorative ce mercredi 8 mai 2024. Une occasion saisie par l’ambassadeur de l’UE au Burkina Faso Daniel Aristi Gaztelumendi de revenir sur les relations entre l’UE et le Burkina Faso.

« Je voudrais rendre hommage à toutes et tous les Burkinabè pour leur résilience et courage exceptionnel face à ces défis », a déclaré l’ambassadeur de l’Union européenne  au Burkina Faso, Daniel Aristi Gaztelumendi, à l’occasion de la célébration de la journée de l’Europe. Selon ses mots, l’Union européenne et l’ensemble des 9 États membres présents au Burkina Faso « restent engagés » aux côtés du « pays des Hommes intègres ».

Le diplomate a relevé que la coopération entre le Burkina Faso et l’UE s’est focalisée sur le soutien à la stabilité et le développement du pays à travers un large éventail de secteurs tels que la gouvernance, la santé, la sécurité alimentaire, l’agriculture, l’eau, l’emploi, l’énergie, les infrastructures. Il a souligné que des projets sont en cours de réalisation et se déclinent en deux grandes actions surtout à un moment où le pays lutte contre la menace terroriste.

« Il s’agit d’une part, d’un appui au développement humain et aux services sociaux de base, d’un montant de plus de 42 milliards de F CFA qui vise à renforcer et améliorer l’accès aux services sociaux de base aussi bien pour les populations hôtes que pour les déplacés internes. Et d’autre part, un soutien à la résilience économique et système agroalimentaire, d’un montant de plus de 44 milliards de FCFA », a-t-il laissé entendre.

« Nous souhaitons de tout cœur que le Burkina soit libéré de la menace de l’hydre terroriste le plutôt possible », Daniel Aristi Gaztelumendi

L’ambassadeur a expliqué cette action en signifiant qu’elle va soutenir la sécurité alimentaire et renforcer le système agroalimentaire pour créer des opportunités économiques, des emplois et développer la formation professionnelle.  Cependant, les interventions de l’Union européenne ne se limitent pas à ces projets. Sur le volet humanitaire, Daniel Aristi Gaztelumendi a déclaré que l’UE a injecté plus de 23 milliards de F CFA dans le volet humanitaire au Burkina Faso en 2023.

« En 2024, le partenariat entre le Burkina Faso et l’Union européenne fête ses 65 ans. Ce long chemin ensemble a créé des liens de respect, des liens de franchise (…). Nous souhaitons de tout cœur que le Burkina soit libéré de la menace de l’hydre terroriste le plutôt possible. Que les déplacés puissent rentrer chez eux, que les champs puissent être cultivés et que les enfants puissent retourner à l’école », a lancé le diplomate européen.

Du côté burkinabè, les mots choisis ont été ceux pour remercier l’Union européenne pour son accompagnement. Selon le directeur de cabinet du ministre en charge des affaires étrangères, Dieudonné Désiré Sougouri, des résultats probants sont à mettre dans le lot des acquis de la collaboration entre l’UE et le Burkina Faso. Il a aussi  souligné que cette célébration de la journée de l’Europe est une occasion pour saluer les « liens spécifiques entre les peuples ».

« En Europe comme dans l’espace de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), une vie en vaut une autre », Dieudonné Désiré Sougouri

« Le partenariat entre l’Union européenne et le Burkina Faso est excellent et vieux d’une soixantaine d’années. Ce partenariat, fondé sur des valeurs communes évoquées tantôt, est respectueux de nos identités et de nos diversités culturelles. On peut donc se féliciter de l’excellence de ce partenariat et espérer le voir se consolider davantage », a-t-il dit.

Sur l’avenir des relations, Dieudonné Désiré Sougouri a plaidé la cause du traitement égal. Il a également appelé à un accompagnement « sincère » des efforts consentis par les autorités burkinabè dans la lutte contre le terrorisme. Une mention spéciale a été faite sur les sacrifices et le travail abattu par les FDS et les VDP dans cette lutte. Il a relevé que ce travail se fait dans « le professionnalisme ».

« En Europe comme dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES), une vie en vaut une autre. C’est pourquoi, il faut condamner de la même manière les massacres de population opérés par les terroristes. Au Burkina Faso, le respect des droits de l’homme constitue l’une des priorités des autorités de la Transition », a-t-il martelé.

Faso7

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