Présidentielle au Tchad : Les Tchadiens de Ouagadougou ont voté pour « le changement »

C’est jour d’élection pour les Tchadiens de la diaspora, ce 5 mai 2024 pour élire le nouveau président tchadien. La communauté tchadienne vivant au Burkina Faso a voté au sein de l’ambassade du Tchad à Ouagadougou.

À l’instar des autres capitales du monde, l’agence nationale de gestion des élections (ANGE) du Tchad a ouvert ses bureaux de vote dans la capitale burkinabè dans le cadre de l’élection présidentielle du Tchad, ce dimanche à 7h00.

Les bureaux refermeront à 18h. Il s’agit de deux bureaux de vote gérés par dix personnes.

Selon Djimet Akouane, membre du bureau, il y a deux listes et sur chaque liste, il y a 354 électeurs inscrits.

Ce matin, l’affluence était timide à notre arrivée, mais Djimet Akouane espère une participation plus accrue au cours de la journée.

“On a ouvert les bureaux depuis 7h et les gens commencent à venir peu à peu pour le moment, mais on espère que cela continue jusqu’au soir”, a-t-il indiqué.

Abdelkrim Djambal, un citoyen tchadien vivant à Ouagadougou dit avoir voté pour la paix et pour la liberté, et surtout pour un président démocratiquement élu au Tchad.

“Je suis venu pour voter (…) juste pour avoir la paix et la liberté au Tchad. Je veux que le Tchad soit un pays de droit et de l’égalité. On a trop duré dans des choses qui ne tiennent pas. Aujourd’hui, on veut un président élu, un enfant du Tchad qui a l’amour du Tchad pour diriger le Tchad pour tous les Tchadiens”, a-t-il confié après avoir voté.

Parmi les électeurs, il y a aussi ces mères de famille qui votent pour un avenir radieux pour leurs enfants. C’est le cas de Menguemadji Joséphine, une Tchadienne qui dit voter pour réparer “les injustes subies” par ses enfants diplômés sans emploi, mais aussi pour l’avènement d’un Tchad démocratique.

“Il n’y a pas de démocratie au Tchad. Ce qui m’a touchée une fois, depuis 2011, mes enfants ont fini. Il n’y a même pas d’intégration. Au Tchad, là-bas, mes voisins sont partis à la boutique pour payer du pain et ils ont trouvé là-bas les dossiers qui sont déposés à la fonction publique. (…) Nous tous, on veut rentrer. Chez les gens, ça ne nous convient pas, mais c’est parce qu’il n’y a pas de démocratie”, s’est-elle exprimée visiblement affectée par la situation de son pays.

En rappel, l’élection présidentielle oppose plusieurs candidats, dont les deux principaux sont Mahamat Idriss Déby, le président de la Transition et son Premier ministre, Succès Masra.

Abakar Moussa Mahamat (Stagiaire)

Faso7

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