Projet « Réponse à la Crise Alimentaire au Centre Sahel » : Le PAM tient un atelier national de revue finale

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a tenu ce vendredi 19 avril 2024 un atelier national de revue finale du projet Réponse à la Crise Alimentaire au Centre Sahel (CRIALCES). Mis en œuvre entre juillet 2020 à 2024, ledit projet a eu pour objectif de renforcer la sécurité alimentaire des personnes les plus vulnérables dans les zones ciblées. Il a été rendu possible avec l’appui financier de l’Union Européenne.
Après 4 années de mise en œuvre, il est l’heure de faire le bilan du projet Réponse à la Crise Alimentaire au Centre Sahel (CRIALCES). Et pour ce faire, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a initié un atelier national de revue finale dudit projet. L’objectif visé à travers le développement de ce projet a été de renforcer la sécurité alimentaire des personnes les plus vulnérables dans les zones ciblées et d’améliorer leur état nutritionnel.
En termes de bénéficiaires atteints, ce sont plus de 9 380 femmes enceintes ou allaitantes touchées, 6 957 enfants, 13 444 membres d’organisations paysannes, 10 organisations paysannes, 3 groupements d’intérêt économique et 6 unités de production de farine. Selon le directeur pays adjoint (Opérations and Programme) PAM Burkina Faso, Antonio Salort-Pons, les interventions ont pour but d’aider le pays à atteindre l’objectif Zéro Faim à l’horizon 2030.
« L’ensemble des activités sont mises en œuvre suivant une approche de résilience intégrée dont l’objectif est de contribuer au renforcement des moyens d’existence des communautés vulnérables, l’accès des communautés aux aliments nutritifs et de qualité, mais aussi des systèmes alimentaires au niveau local et le renforcement des capacités des structures nationales », a-t-il indiqué. Pour lui, c’est en cela que la formulation et la mise en œuvre du projet CRIALCES trouvent son sens.

Antonio Salort-Pons a par ailleurs expliqué que le partenariat entre le PAM, l’Union Européenne et les autorités nationales est à saluer. Aussi, il a indiqué que le secteur privé et les femmes ont joué un rôle important dans le bon déroulement du projet. « Ce projet a bien démontré qu’en impliquant les femmes, on peut avoir des résultats extraordinaires », a-t-il souligné. En termes d’activités menées, il a noté que c’est un « soutien constant » qui a été fait.
Irissa Ilboudo, du Secrétariat Exécutif du Conseil National de Sécurité Alimentaire (SE-CNSA), a pour sa part traduit ses « sentiments de satisfaction et de gratitude ». Selon ses propos, le Burkina Faso a fait de la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition son cheval de bataille. Il a aussi noté des défis qui restent à relever malgré les efforts déjà déployés.
« En dépit des efforts consentis dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, des défis importants persistent au regard du contexte sécuritaire difficile et les effets du changement climatique qui affectent les moyens d’existence et les conditions de vie des populations. C’est dans ce contexte que le PAM au Burkina Faso, avec l’appui financier de l’Union Européenne met en œuvre depuis juillet 2020 le projet « Réponse à la Crise Alimentaire au Centre Sahel » », a-t-il dit.

Pour lui, ce projet est en droite ligne avec les priorités du Gouvernement qui s’est engagé dans le renforcement des systèmes alimentaires durables au Burkina Faso pour construire la résilience des communautés et réconcilier l’agriculture et la nutrition afin de gagner le combat contre la malnutrition. Le CRIALCES a induit des changements positifs.
La représentante de l’Union Européenne Monica Liberati a quant à elle expliqué que la mise en œuvre du projet a nécessité une enveloppe de plus de 13 milliards de Franc CFA dans les trois pays du Sahel, notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans le cadre du programme du fonds judiciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique. Spécifiquement pour le Burkina Faso, la subvention est d’environ 3 milliards de Franc CFA.
« Ce financement accordé au PAM au Burkina Faso a été justifié par un contexte de vulnérabilité caractérisé par les effets du changement climatique qui affectent l’environnement et les moyens d’existence des populations, la dégradation des conditions de vie des populations due à la crise humanitaire que connait le pays qui est alimenté par la crise sécuritaire qui engendre des déplacements de population et la perte des moyens d’existence et l’impact du COVID 19 », a-t-elle laissé entendre.
Faso7



