Retrait de la CEDEAO : Le Burkina Faso déclare ne pas être lié aux contraintes de délai

Le gouvernement burkinabè a informé le 7 février 2024 la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) que le Burkina Faso n’est pas lié aux contraintes de délai pour son retrait de la CEDEAO.

C’est à travers une correspondance signée du Ministère en charge des affaires étrangères que le gouvernement burkinabè a informé la CEDEAO que le « Pays des Hommes intègres » n’est plus lié par le respect d’un délai d’un an avant l’effectivité de son retrait de la CEDEAO.

Le ministère en charge des Affaires étrangères se fonde, entre autres, sur « la violation par l’Organisation elle-même de ses propres textes ».  

« En prenant des sanctions en dehors de celles prévues par ses propres textes, avec une intention manifeste de détruire les économies des pays en transition alors même que sa vocation première est de promouvoir l’intégration économique, et en instituant des mesures de confinement économiques et financières contre ses propres membres, la CEDEAO s’est inscrite dans le déni de son Traité révisé ; foulant ainsi au pied les valeurs et principes sacro-saints qui fondent l’Organisation », lit-on dans la note.

« Manquements graves »

« (…) Ces graves manquements commis par la CEDEAO remettent en cause le caractère contraignant des textes de la Communauté et fondent le droit légitime du Burkina Faso de ne pas être lié aux contraintes de délai, mentionnées à l’article 91 du Traité révisé et évoquées par la Commission », ajoute la correspondance.

A noter que le département de la diplomatie burkinabè a insisté et rappelé que la décision du Burkina Faso a « un caractère irréversible ».

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Pour rappel, la Commission de l’organisation régionale avait indiqué, suite à la décision des nations membres de l’Alliance des Etats du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger) de quitter la CEDEAO, que les pays étaient tenus de respecter leurs engagements vis-à-vis de l’organisation pendant un délai d’un an avant que leur retrait ne soit effectif.

Le Mali, dans une correspondance, a avancé les mêmes arguments que le Burkina Faso, pour justifier la prise d’effet sans délai de ce divorce d’avec la CEDEAO.

Faso7

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