Plainte contre les sanctions de la CEDEAO : Yps-Africa et la COPA-BF confiants de leur victoire

Les membres de Yps-Africa et de la Coalition des Patriotes Africains/section Burkina Faso (COPA-BF) se sont exprimés ce 2 janvier 2023 à Ouagadougou sur la plainte de Youth for Peace and Security Africa (Yps-Africa), basée au Ghana, contre l’autorité de la CEDEAO et sa Commission devant la Cour de justice de la CEDEAO, en lien avec les sanctions imposées au Burkina Faso, au Niger, au Mali et à la Guinée.
Dans un communiqué datant du 27 décembre 2023, l’organisation Youth for Peace and Security Africa (Yps-Africa), basée au Ghana, avait annoncé avoir déposé le 6 novembre 2023 une plainte devant la Cour de justice de la CEDEAO pour contester la légalité des sanctions imposées par la CEDEAO au Burkina Faso, au Niger, au Mali et à la Guinée, suite aux coups d’État survenus dans ces pays.
Les membres du Yps-Africa estiment que ces sanctions ont un impact négatif sur les populations des pays concernés et sont antidémocratiques. Ils les contestent sur la base de violations des droits de l’homme, des discussions de l’Union Africaine, du Traité révisé de la CEDEAO et des lois internationales.
« La vie des gens ne doit jamais être utilisée comme objet de marchandage, de négociation ou de levier. Il est très important de noter qu’en encourageant l’État de droit et la démocratie, les actions de la CEDEAO doivent être soutenues par les lois, la démocratie et le respect de la vie et de la dignité humaine. Elles ne peuvent pas être démocratiques de manière antidémocratique », lit-on dans le communiqué.
Au Burkina Faso, cette initiative est soutenue par des OSC comme la Coalition des Patriotes Africains/section Burkina Faso (COPA-BF). Pour que cette action judiciaire prospère, ces OSC envisagent des actions à venir telles que des conférences de presse et des sit-ins au Burkina Faso.
À ce titre, Yps-Africa et la COPA-BF ont initié ce mardi 2 janvier 2024, une démarche conduite par Abraham Korbla Klutsey, directeur exécutif de Yps-Africa Youth for Peace and Security-Africa, et Rodrigue Bayala, président de la COPA-BF. Ils ont insisté sur le fait que la victoire contre l’autorité de la CEDEAO et la Commission serait une victoire pour la démocratie, l’État de droit, les droits de l’homme et la dignité.
« Nos revendications devant le tribunal sont très simples : le tribunal devrait demander aux autorités de la CEDEAO de nous montrer les lois et les dispositions qui soutiennent leurs sanctions cruelles et sévères, incluant la coupure d’électricité à 70 % des Nigériens et le blocage des importations et des exportations. S’ils ne sont pas en mesure de montrer les lois qui soutiennent leurs sanctions, toutes les sanctions devraient être déclarées illégales. Nous le savons tous, aucune loi ne soutient ces sanctions d’origine coloniale. La victoire est donc assurée, nous devons rester unis et vigilants jusqu’à la victoire finale », a déclaré Rodrigue Bayala.
Tout en soulignant que leur victoire lèverait automatiquement toutes les sanctions visant les populations, les membres de ces OSC appellent à se joindre à eux pour « ce noble combat ».
Josué TIENDREBEOGO
Faso7i



