Burkina Faso : Des journalistes et communicateurs outillés par le CIMDH sur les notions de droit de l’homme et de droit humanitaire

Le ministère de la Justice et des droits humains, chargé des relations avec les institutions et le comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire (CIMDH) ont procédé officiellement à l’ouverture de l’atelier de concertation sur les droits humains et le droit international humanitaire dans le contexte de lutte contre le terrorisme, ce 27 décembre 2023 à Ouagadougou.
Au cours de cet atelier de concertation avec les journalistes et le personnel des directions de communication et de relations presse (DRCP) des ministères membres du CIMDH, il sera question d’outiller les participants sur les terminologies des droits humains et le droit international humanitaire dans le contexte de lutte contre le terrorisme au Burkina Faso.
Durant 48 h, les experts des questions en lien avec les droits humains et le droit international humanitaire livreront 04 communications pour édifier les acteurs de l’information et de la communication. Pour la première journée, il s’est agi pour les panélistes de faire une généralité sur les droits humains et le droit international humanitaire et une généralité sur la qualification juridique des situations de violence et des acteurs armés.
Selon Abdou Moumouni Ouédraogo, secrétaire permanent du comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire (SP/CIMDH), le droit international humanitaire définit plusieurs formes de conflit à savoir le conflit armé international qui s’entend comme celui opposant deux armées régulières de deux États différents, du conflit armé international dans lequel une des parties est non étatique. En plus de cela, ce droit distingue les tensions internes et les troubles internes. De ces types de conflit, il convient aux journalistes et aux communicateurs d’utiliser les terminologies appropriées.
De l’avis du secrétaire permanent du CIMDH, la situation que traverse le Burkina Faso préconise que les journalistes utilisent les terminologies tels que « opération de sécurisation du territoire », « opération de lutte contre le terrorisme », « lutte contre le terrorisme/lutte antiterroriste », « groupes terroristes », « Homme armés non identifié (HANI) », en lieu et place de « conflit armé », « insurrection islamiste » utilisées dans d’autres contextes de crise.
« Aujourd’hui, vous savez que toute situations qui requiert une qualification juridique entraîne du même coup l’usage d’un certain lexique à son égard. La situation du Burkina Faso peut être qualifiée de part et d’autre autrement et tant que l’État ne donne pas le ton sur une certaine qualification, c’est difficile de dire quelle est la qualification qui doit être utilisée », a conclu Abdou Moumouni Ouédraogo.
Cheick Habib Désiré BAYILI (Stagiaire)
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