Burkina Faso : Mohamadi Zèba est désormais docteur en sciences politiques et sociales

Le chercheur burkinabè, Mohamadi Zèba, natif de Sanogho dans le département de Garango au Centre-Est, a brillamment présenté sa thèse pour l’obtention de son doctorat en sciences politiques et sociales, à l’Université de Liège, le 1er décembre 2023.

« Méta-évaluation de la qualité des processus évaluatifs d’un échantillon raisonné de politiques et de programmes de santé au Burkina Faso », c’est autour de ce thème que Mohamadi Zèba a mené son étude.

C’est à partir du constat selon lequel la qualité des évaluations réalisées est faible et que les résultats qui en sont issus sont faiblement utilisés dans la prise des décisions que l’étude a été menée, confie le chercheur.

Pour lui, le Burkina Faso, pays à faible niveau de revenu, ne peut pas se permettre de financer des réalisations à faible qualité et dont les résultats ne seront jamais utilisés.

Spécifiquement dans le domaine de la santé, pourquoi les évaluations des politiques et programmes réalisées au « Pays des hommes intègres » rencontrent un problème de conformité avec les standards de qualité ? Pour répondre à cette interrogation, Mohamadi Zèba dans le cadre de son travail, a fait une méta-évaluation des évaluations réalisées.

La rigueur avec laquelle le travail a été mené a permis au chercheur de cerner ce qui pose le problème de conformité entre les évaluations des politiques et programmes réalisés avec les standards de qualité. Selon lui, le problème se situe au niveau des acteurs autour des évaluations.

« Il ressort que le jeu auquel les acteurs (bailleurs, commanditaire de l’évaluation, les acteurs de mise en œuvre, les OSC, les évaluateurs, …) s’adonnent dans l’arène des évaluations influence la qualité des processus évaluatifs et ne permet pas de garantir une conformité aux critères de qualité. Il y a donc une sorte de revanche du contexte local sur les normes de qualité éprouvées dans les pays nord américains et européens », a-t-il soutenu.

Dans une partie de son travail, Mohamadi Zèba a proposé des solutions pour l’amélioration de la qualité des évaluations des politiques et programmes de santé au Burkina Faso. Il s’agit par exemple d’initier une analyse de toutes les parties prenantes.

« Pour améliorer la qualité, il est nécessaire d’initier dans le cadre d’une démarche d’évaluation, une analyse des stakeholders pour cerner leur rapport de pouvoir.

Pour améliorer l’utilisation des résultats, il faudra privilégier les évaluations formatives qui sont plus capacitances et plus bénéfiques pour un Etat à faible revenu en action », a-t-il conseillé.

A l’issue de sa présentation, les membres du jury composés entre autres du Professeur Emérite Pierre Verjans (Président du Jury), du Professeur Emérite Catherine Fallon (Promotrice, Secrétaire du jury), du Dr. Olivier G. Sossa, Université Thomas Sankara-Burkina Faso, (Co-promoteur), Prof. Augustin Gervais Loada de l’Université Saint Thomas d’Aquin, Burkina Faso (Membre du comité de thèse) ont félicité le doctorant pour son travail. Pour le jury, le travail mené par le Dr Mohamadi Zèba est « méritant ».

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