Industries Extractives au Burkina Faso : Remise du rapport ITIE 2021 au ministre chargé de l’Économie

Le comité de pilotage de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives au Burkina Faso ITIE -BF) a remis le rapport ITIE 2021 au ministre de l’Économie, des finances et de la prospective? ce jeudi 30 novembre 2023 à Ouagadougou.

Après l’adoption du 13e rapport, le comité de pilotage l’a remis au ministre de l’Économie, des finances et de la prospective. Adopté le 7 novembre 2023, ce rapport offre au Gouvernants et aux populations, un ensemble d’informations crédibles sur le secteur extractif.

Selon Jonas Hien, président du collège de la société civile au comité de pilotage de l’ITIE Burkina, le secteur minier est un secteur très stratégique auquel les populations burkinabè accordent une grande attention en matière de gouvernance et l’utilisation de revenue tirée de ces ressources.

Le périmètre de ce rapport inclut les paiements sociaux, environnementaux ainsi que les paiements se rapportant à des éventuelles transactions de troc, sans application d’un seuil de matérialité, selon le président du comité de pilotage, Nicolas Kobiane. Ainsi, 17 sociétés ont été retenues dans le périmètre, dont 16 sociétés minières privées et une (01) société d’Etat.

«La quantité totale d’or, (industrielle et artisanale), produite en 2021 est de 67,13 tonnes contre 63,02 tonnes en 2020, représentant une augmentation de 4,11 tonnes soit 6,52 %. La quantité totale de zinc produite est de 166 343,63 tonnes contre 152 540, 18 tonnes en 2020, soit une augmentation de 13 803,45 tonnes soit 9,05 %», a-t-il déclaré.

« La quantité totale d’or, (industrielle et artisanale), produite en 2021 est de 67,13 tonnes contre 63,02 tonnes en 2020 », Nicolas Kobiane, président du comité de pilotage.

Il a informé que les recettes nettes issues du secteur extractif ont atteint 318,98 milliards F CFA en 2021 et contribuent à 19,25 % des recettes totales pour la même année. Il a contribué à 14,34 % PIB en 2021.

Également, le nombre d’emplois directs et indirects créés par le secteur minier est de 243 389 emplois, soit 2 % de la population active, en 2021. Les recettes d’exportation, quant à elles, ont atteint 2 250,76 milliards F CFA et contribuent à 79,02 % des recettes totales du pays en 2021.

«A l’issue de l’exercice de conciliation, les écarts n’ayant pas pu être rapprochés s’élèvent à 3,503 milliards F CFA, soit l’équivalent de 1,11 % des revenus rapportés par l’Etat. La somme de ces écarts est inférieure au seuil d’erreur acceptable fixé à 2 % par le Comité de pilotage de l’ITIE», a précisé Nicolas Kobiane.

Ce 13e rapport connaît des innovations. Il s’agit notamment de la prise en compte de la fourniture locale de biens et services pour une déclaration unilatérale, l’analyse de la question sécuritaire et son effet sur le secteur.

«Le Burkina est en train de s’engager dans la promotion du contenu local, c’est-à-dire en plus des taxes d’impôts qu’on paye, il y a d’autres opportunités à tirer pour donner plus d’impact à l’exploitation minière au Burkina Faso, donc ce rapport a pris en compte ce contenu local dont les mécanismes sont en train d’être mis en place.(…) Dans ce contexte sécuritaire, le rapport analyse la situation dans laquelle l’exploitation minière se fait au Burkina et tout ça mis ensemble permet de pouvoir prendre de meilleures orientations pour notre secteur minier », a expliqué Jonas Hien.

« Dans ce  contexte sécuritaire, le rapport analyse la situation dans laquelle l’exploitation minière se fait au Burkina », Jonas Hien, président du collège de la société civile au comité de pilotage de l’ITIE Burkina.

De l’avis du ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubacar Nacanabo, ce rapport montre que la transparence dans les industries extractives est une réalité au Burkina.

 « Les industries extractives représentent une part importante du produit intérieur brut du Burkina, plus de 15% et également une part importante des recettes fiscales. On a autour de 20 % de recette fiscale provenant des industries extractives. C’est vraiment un secteur-clé, un secteur prioritaire, un secteur stratégique et dans ce sens, nous avons tous intérêt à ce qu’il y ait le maximum de transparence pour que les recettes générées par ce secteur puissent profiter à l’ensemble des Burkinabè», a-t-il déclaré.

« Les industries extractives représentent une part importante du produit intérieur brut du Burkina », Dr Aboubacar Nacanabo, ministre de l’économie, des finances et de la prospective.

Dans ce rapport, le comité de pilotage a formulé des recommandations pour une amélioration du processus ITIE au Burkina Faso. Et le ministre a laissé entendre que le gouvernement s’engage à mettre en œuvre les recommandations qui ont été produites.

Pour permettre une meilleure appropriation de ce rapport par toute la population, le Comité de pilotage l’a simplifié en français facile et le traduira en sept langues nationales. Il s’agit du Mooré, du Fulfuldé, du Dioula, du Gulmancema, du Bissa, du Lyélé et du Dagara.

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