Bodybuilding au Burkina Faso : « Les mentalités sont en train de changer » (Petit Piment)

Souleymane Songnaaba, alias « Petit Piment » est un athlète bodybuilder burkinabè. Plusieurs fois médaillé à des compétitions internationales, c’est avec fierté qu’il exhibe ses muscles. Sa passion, ses défis, le regard de la société et de sa famille et ses ambitions, « Petit Piment » est revenu sur ces aspects de sa vie au micro de Faso7, le mercredi 8 novembre 2023.

Le bodybuilding n’est pas une affaire de personnes imposantes. Et pour se convaincre, il suffit de voir le gabarit de Souleymane Songnaaba alias « Petit Piment ». Loin d’être massif et imposant l’athlète a su sculpter son corps pour s’imposer dans le domaine du culturisme. De videur dans une boite de nuit de la place, il a su par la force du travail, de la discipline et de passion se faire un nom dans son sport.

C’est d’ailleurs dans le milieu de la nuit que son surnom « Petit Piment » est venu. « Je n’étais pas imposant, mais je vidais les gens. C’est dans ça que le surnom est sorti », a-t-il expliqué. Selon ses propos, c’est par le biais d’un de ses amis qu’il va se lancer dans le bodybuilding. Mais à l’époque, il a expliqué que c’était pour faire des pauses avec son ami.

Sur le regard de la société, il a fait savoir que le début a été « pénible ». « Les gens ne connaissaient pas notre discipline et ils parlaient mal. Il y a certains qui disaient que c’est parce que nous ne voulons pas travailler que nous faisons ça. Mon ami n’a pas supporté. Il a craqué et il a abandonné », a déclaré Souleymane Songnaaba.

Souleymane Songnaaba, alias « Petit Piment », bodybuilder burkinabè

Plongé dans le domaine du sport depuis maintenant plus de 15 ans et dans le culturisme il y a environ 7 ans, « Petit Piment » a fait savoir que c’est maintenant que la discipline commence à se faire connaître. Selon ses propos, ils faisaient l’objet de moquerie et d’injures de par le passé à chaque fois qu’ils montaient sur scène. « Les mentalités sont en train de changer et il y a des jeunes qui s’y intéressent », a-t-il souligné.

Comme principale difficulté, l’athlète a laissé entendre qu’il s’agit de l’accompagnement financier. Selon ses dires, les athlètes burkinabè engagés dans le bodybuilding n’ont pas un accompagnement à la hauteur, même s’il a reconnu que des efforts sont fournis par les autorités allant dans ce sens. « A travers l’Afrique, j’ai acquis beaucoup d’expérience. Quand tu regardes les autres, tu apprends beaucoup », a-t-il dit.

Vidéo – Petit Piement Face au micro7

Dans son palmarès, il faut noter que « Petit Piment » a été médaillé en 2021 en terre ivoirienne. Il s’empare ensuite d’une médaille de bronze à Accra au Ghana, une médaille d’or à Libreville au Gabon et de deux médailles, dont une en bronze et une en argent à Lagos au Nigeria.

Basile SAMA

Faso7

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