Journée mondiale des toilettes 2023

 Deux films documentaires sur l’assainissement : Les jeunes réalisateurs interpellent à l'action politique dans le secteur !

Dans le cadre de la Journée mondiale des toilettes, les responsables de la Direction générale de l’assainissement, des eaux usées et excréta et leur partenaire Niyel, ont effectué la première diffusion nationale de films documentaires sur l’assainissement et les boues de vidange, intitulés « Où va ton caca » et « Pas de petit coin chez moi ». C’était ce 23 novembre 2023 à Ouagadougou.

L’objectif de cette initiative était d’offrir une plateforme de discussion entre citoyens et décideurs clés de l’assainissement sur les défis actuels afin d’en sortir avec des décisions permettant d’y faire face.

La réalisation de ces films documentaires s’inscrit dans une initiative régionale dénommée « Clap Assainissement » initiée par l’agence de plaidoyer internationale “Niyel” en collaboration avec la maison de production audiovisuelle, «Les Films Selmon» .

Parmi les 9 jeunes cinéastes issus de la Côte d’Ivoire, du Gabon, Madagascar, Bénin, Togo et du Sénégal qui ont bénéficié de l’accompagnement de Niyel, figurent deux jeunes burkinabè bénéficiaires de cet accompagnement. Il s’agit de Harouna Neya, cinéaste/journaliste, avec son documentaire court métrage “Où va ton caca” d’une durée de 7 minutes. Son œuvre réalisée dans la ville de Ouagadougou, au quartier Saaba, Gounghin et dans un site de traitement,  tente de retracer le circuit de la chaîne de valeur de la gestion des boues de vidanges et interpelle les décideurs pour une gestion inclusive et effective de la chaîne de valeur des eaux usées et excrétas.

« Il faut que ces localités puissent être dotées de toilettes décentes »  renchérit Sonia Loyara

Également, Loyara Zihan Sonia Aurélie, réalisatrice/scénariste, a pu réaliser son court métrage dénommé “Pas de petit coin chez moi”, qui a aussi une durée de 7 minutes. Documentaire réalisé dans le village de Kagamzince, Sonia touche la problématique de la gestion de l’assainissement en milieu rural, en particulier l’absence de latrines, la défécation à l’air libre et ses corollaires.

À travers cette réalisation, Loyara Zihan Sonia Aurélie a lancé un appel aux autorités afin de porter un regard sur les localités qui ont besoin de toilettes. « Il faut que ces localités et toutes celles du Burkina puissent être dotées de toilettes descentes. », a-t-elle laissé entendre.

 Des recommandations et de vives interpellations à l’endroit des décideurs pour l’accès à tous à un assainissement décent

 Ces documentaires ont par ailleurs servi de tremplin à un panel qui a été animé pour dévoiler les difficultés qui handicapent le secteur de l’assainissement au Burkina Faso et exiger des décideurs présents (Ministère de l’environnement  de l’eau et l’Assainissement, Ministères transversaux, l’Assemblée législative de transition, etc.) des engagements pour y remédier. Des solutions ont été proposées pour promouvoir la bonne gestion de l’assainissement, notamment la construction communautaire de latrines, la revue des approches de communication et de changement de comportement, l’augmentation de l’allocation budgétaire allouée à l’assainissement et la création de projets entrant dans le cadre de l’assainissement.

En rappel, la Journée mondiale des toilettes a été commémorée le 21 novembre 2023 sous le thème “Assainissement et cohésion sociale”. La cohésion sociale est une source de changement positif pour l’assainissement du Burkina Faso, selon la Directrice générale de l’assainissement, Juliette Tiendrebeogo. « On pense que les actions en lien avec la cohésion sociale peuvent permettre d’accélérer ce changement », a-t-elle déclaré.

 Rasolsida Prisca Rachel ILBOUDO (stagiaire)

Faso7

 

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