Burkina Faso : Les acteurs du monde du pastoralisme en conclave à Ziniaré

Les acteurs du monde du pastoralisme se sont réunis durant 48 heures à Ziniaré afin de mener des concertations nationales sur le pastoralisme. L’objectif visé par cette rencontre est d’échanger sur les difficultés qui minent le secteur. La clôture de la rencontre est intervenue ce jeudi 26 octobre 2023.

Faire l’état des lieux du pastoralisme au Burkina Faso, tel est le maître-mot qui a guidé les travaux des acteurs du domaine durant 48H dans la ville de Ziniaré. Selon Adama Boro, directeur général du foncier, de la formation et de l’organisation du monde rurale, cette rencontre a permis de mener des échanges « fructueux » avec les acteurs de la société civile, les techniciens, les personnes ressources et les partenaires techniques et financiers afin de faire « une photographie du pastoralisme ».

« Le pastoralisme connaît quelques difficultés malgré les perspectives assez importantes que ce secteur apporte à l’économie nationale. En temps normal, nous avons des difficultés aux ressources naturelles et aujourd’hui il y a la question de l’insécurité. Le pastoralisme est un secteur important, c’est un mode de vie, c’est une pratique de production qui apporte une part très importante à l’économie nationale », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le ministre délégué en charge des ressources animales, le Dr Adama Dicko, a laissé entendre que l’objectif de départ a été de créer une synergie d’actions entre les différents acteurs. « Au cours de cette rencontre, nos discussions ont abouti à des avancées. Je félicite tous les acteurs pour leurs contributions essentiels dans l’atteinte des résultats de cet atelier », a-t-il dit.

Le ministre délégué en charge des ressources animales, Dr Adama Dicko

Du côté des acteurs, l’initiative est bien accueillie, car elle a permis d’échanger sur les problèmes réels du secteur. Adama Dicko, membre du conseil régional des organisations paysannes au Sahel, est revenu sur les difficultés qui minent le pastoralisme.

« Aujourd’hui, le premier problème, c’est l’insécurité. La survie du Pasteur et pastoralisme est en jeu. Nous avons alors réfléchi afin de trouver des solutions. Aujourd’hui, plus de 80% des animaux viennent du pastoralisme. Si le pastoralisme disparaît, on n’aura plus de viande dans nos assiettes », a-t-il signifié.

Adama Dicko, membre du conseil régional des organisations paysannes au Sahel

Durant ces deux jours de travaux, des communications ont été données. Des recommandations ont été tirées afin d’améliorer l’apport du secteur au développement du pays.

Faso7

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