Mobilisation de ressources locales : 5 associations à Fada N’Gourma désormais expertes grâce à l’Association Burkinabè de Fundraising (ABF)

L’Association Burkinabè de Fundraising (ABF), dans le but d’accompagner les organisations à base communautaire, dans la mobilisation des ressources locales, a initié des formations au profit de 7 structures dans la région de l’Est. Quelque temps après, les bénéficiaires se disent satisfaits, en termes de bilan à mi-parcours. 

Dans la région de l’Est, 5 associations résidant à Fada N’Gourma ont bénéficié de formations de la part de l’Association Burkinabè de Fundraising (ABF). Entre autres, les formations ont porté sur la mobilisation des ressources locales et la mobilisation de soutien. Ces formations sont pilotées par la structure Yayema, dirigée par Sinaré Lazard. Selon lui, la manière de travailler des cinq structures bénéficiaires est différente de celle d’avant la formation, car les responsables arrivent à entrer en contact avec les premiers responsables de la commune de la région et ils sont à même de mettre des projets en place pour s’autofinancer.

L’association Hamsogni est l’une des associations ayant bénéficié de la formation. Cette association qui regroupe des femmes handicapées, forte de 12 membres, avec moins de trois ans, désormais, arrive à mieux travailler.

« Une association ne peut prospérer, ne peut avancer si ce n’est que par ses propres ressources, par les ressources locales. Avant de demander l’aide, il faut que l’aide vienne de vous-même d’abord. Il faut que les ressources soient de vous-même d’abord. On a su comment monter un projet, comment faire un plaidoyer. En tout cas, pas mal de choses », a expliqué Lankoandé/Tankoano Palamanga Clémentine secrétaire générale de l’association Hamsogni.

Avec pour travail, la transformation du soumbala, l’association rencontre toujours des difficultés , selon Lankoandé/ Tankoano Palamanga Clémentine. « On rencontre toujours des difficultés parce qu’il y a certains membres qui sont toujours réticents. Il y a d’autres qui disent non. Au début, vous avez dit de collecter l’argent pour avoir le récépissé et maintenant est-ce que ce n’est pas mieux d’arrêter les cotisations ? Il y a d’autres qui sont toujours réticentes parce qu’elles ne voient pas d’abord immédiatement le bénéfice de ce que nous sommes en train de faire. Pourtant, il faut se calmer d’abord pour voir comment ça va évoluer », a-t-elle expliqué.

« On a su comment monter un projet ? Comment faire un plaidoyer ? »,Lankoandé/Tankoano Palamanga Clémentine secrétaire générale de l’association Hamsogni.

Les formations ont surtout porté sur la collecte de fonds notamment la mobilisation. De façon détaillée, plusieurs techniques ont été déployées. A ces techniques, s’ajoutent les types de donateurs, dont des donateurs particuliers, individuels.

« Dans cette formation, nous avons été outillés de telle sorte qu’en prenant ton projet, tu puisses l’étaler de A à Z. Nous avons eu aussi l’approche des demandeurs et même la sensibilisation des collaborateurs de l’association, des autres associations et aussi des bénéficiaires, la cohésion pour la bonne marche de l’activité », a noté le chargé à l’information  de l’Association pour la promotion des activités des jeunes du Gulmu (APRAJEG/AE), Naba T Edouard.

Cette formation a permis à l’association des taxis motos de réaliser toutes leurs activités sans l’aide d’un partenaire grâce à la mobilisation de soutien et la gestion des ressources. De façon concrète, cette association a mis en place une école d’éducation en langue fulfulde. « Il y a une école qui est là. C’est grâce à cette formation que l’idée est venue. On a fait une rencontre avec tous les acteurs qui ont adhéré à l’idée. L’idée était de construire des écoles, mais à la première phase, on doit partir sur l’hypothèse d’une école, parce qu’il n’y avait pas les moyens. Comme la formation nous dit qu’il faut mobiliser vous-même vos propres ressources financières, on a établi des rencontres préparatoires pour voir si l’idée est approuvée, comment faire pour mobiliser le soutien », a déclaré Diallo Ali, le secrétaire de l’association Taxi moto deux roues de la région de l’Est.

Suite aux rencontres, des ressources ont été mobilisées auprès des acteurs. « Aujourd’hui, la formation a apporté parce qu’on est en train de réaliser beaucoup de choses. On a encore une deuxième phase qui est là. Il s’agit des permis de conduire. Actuellement, on tient des rencontres par rapport à ça. Comment voir pour que tous les acteurs aient le permis parce qu’on a au moins 80 % qui ont le permis A1, mais ça ne suffit pas. Comme je vous dis, les acteurs, sont au nombre de 230 jeunes conducteurs. Tous doivent avoir des permis », a-t-il ajouté en informant qu’il  y a une autre phase en cours sur les casques qui seront mis en application en 2024.

« Les acteurs, sont au nombre de  230 jeunes conducteurs. Tous doivent avoir des permis « ,Diallo Ali, le secrétaire de l’association Taxi moto deux roues de la région de l’Est.

De son côté, l’Association des Jeunes pour la Promotion de la culture et la valorisation des Ressources naturelle (AJPR), après avoir reçu des formations sur l’auto mobilisation en passant par la collaboration, la consultation et la collection de l’information, des techniques de communication sur les maintiens des différentes relations avec les potentiels donateurs est en train de monter les projets. Il s’agit de deux projets, dont l’un porte sur la cohésion sociale en milieu scolaire avec pour thème, « culture gage de cohésion sociale en milieu scolaire » et le deuxième sur les journées culturelles inter ethnies avec les participations des autres nationalités vivant au Burkina précisément dans le Gulmu.

« Nous avons senti déjà que la cellule de base de toute éducation, c’est la famille. Il me semble que nous savons que les enfants sont plus écoutés de leurs camarades, donc nous avons jugé bon de toucher d’abord les enfants dans l’espoir que ces derniers transmettent les valeurs culturelles que nous avons longtemps perdu, genre l’entraide, la cohésion sociale, la parenté à plaisanterie (…). », a détaillé Tankoano Diassibo, chargé à l’information et à l’organisation de l’AJPR.

Ces formations ont été aussi bénéfiques pour l’Association pour la promotion des activités des jeunes du Gulmu (APRAJEG/AE). Cette association a été bien outillée pour la collecte des fonds et pour les différents demandeurs.

« Avant, on ne savait pas comment demander, on ne savait pas où aller, on ne savait pas de quelle façon on allait demander. A la fin de cette formation, nous sommes bien outillés pour la collecte des fonds », a affirmé Naba T. Edouard, chargé à l’information de l’APRAJEG/AE.

Cette association a initié un projet sur l’autonomisation des femmes et des jeunes à l’auto-emploi, avec des équipements à la fin. « Sur ce projet, nous avons étalé de long en large pour pouvoir bien faire ce projet. Nous avons étalé de long en large, les modalités, les façons d’approcher les gens, ceux de la localité, les bienfaiteurs, et même les coutumiers et l’administration. Il y a toutes ces procédures auxquelles nous avons été inculqués pour permettre de bien faire sur ce projet. Ce qui fait que tout le monde (les bénéficiaires, l’association elle-même et les donateurs) est impliqué dans le projet. Ce qui fait que nous sommes bien outillés pour aboutir à ce projet », a laissé entendre Naba T. Edouard.

« Nous avons été inculqués pour permettre de bien faire sur ce projet », Naba T Edouard, chargé à l’information de l’Association pour la promotion des activités des jeunes du Gulmu (APRAJEG/AE).

Grâce à la formation de ABF, la Société Coopérative Simplifier TIN-FII de Fada, spécialisée dans la transformation de grain de néré en soumbala et en biscuits, a vu un net changement en son sein.

« Avant, on ne savait pas comment chercher les fonds localement et on ne savait pas qu’il y a des fonds localement qui sont dédiés aux associations. A travers toutes ces formations, on sait par qui et où aller localement pour chercher, comment rédiger les différentes demandes, comment rédiger une demande de remerciement quand quelqu’un te donne un cadeau », a informé Florence Yonli, trésorière.

La société coopérative, forte de 12 membres rencontre des difficultés dans le démarrage, notamment dans les rédactions des lettres de remerciement. En dépit de ces difficultés que rencontre cette société coopérative, elle vole au secours des femmes déplacées internes pour leur autonomisation.

« Nous avons eu dix femmes déplacées que nous avons formées en transformation de graine de néré en soumbala et les différents biscuits. Aussi, il y a le soumbala pimenté, le soumbala en poudre simple et le soumbala à base des différentes viandes », a-t-elle souligné.

Pour ce bilan à mi-parcours, toutes les associations ont pu mettre en application les formations reçues. Cependant, elles font face à des difficultés qui ne les empêchent pas de travailler. Elles ont invité l’Association Burkinabè de Fundraising (ABF) à multiplier ce genre de formations. Elles ont aussi invité ABF, à travers l’association Yeyama à mettre l’accent sur les explications en langue gulmancema lors des formations et à augmenter le nombre de participants des différentes associations, de 2 à plusieurs, afin d’obtenir de très bons résultats.

Il faut noter que ces formations entrent dans le cadre du programme de « Giving for change » l’Association Burkinabè de Fundraising (ABF) mis en place dans six régions du Burkina Faso, dont la région de l’Est. Ce programme vient après le programme « Chance the Game Academy», mis en œuvre en 2018.

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