3e édition de la BISO : Une semaine pour valoriser la sculpture dans toutes ses facettes à Ouagadougou

La 3e édition de la Biennale Internationale de la sculpture de Ouagadougou a officiellement ouvert ses portes ce mercredi 4 octobre 2023. Une vingtaine d’artistes vont exposer leurs œuvres dans la capitale Burkinabè.
Une vingtaine d’artiste de l’Afrique et de la diaspora prennent part à la 3e édition de la Biennale Internationale de la sculpture de Ouagadougou (BISO). Premier rendez-vous du genre sur le continent africain, la BISO se veut un événement artistique phare de l’Afrique et de sa diaspora, dédié à la sculpture sous toutes ses formes. C’est donc fort convaincu de la réussite des deux premières éditions que les initiateurs ont rebeloté avec la 3e édition.
La Biennale BISO revient en 2023 avec « Le Feu des origines » comme thème. Une manière de renforcer sa position de plateforme de promotion des artistes et de la sculpture contemporaine à travers des expositions et des résidences. « La sculpture est aussi un feu originel, unificateur et régénérateur de l’art en Afrique. Le choix de ce thème pour cette édition 2023 est aussi un hommage à la tradition métallurgique burkinabè, au feu du four et de la forge », a laissé entendre le promoteur de la biennale, Léon Ouédraogo.

Allant plus loin dans ses explications, il a déclaré que cette édition de la BISO est aussi un signe de soutien aux FDS engagés dans la reconquête du territoire. Selon ses propos, la Biennale Internationale de la sculpture de Ouagadougou « contribue également à lutter contre l’obscurantisme ». Un autre aspect relevé, est celui de l’hospitalité. Pour Léon Ouédraogo, recevoir une vingtaine d’artistes est la preuve. « Cela montre la capacité des Burkinabè à être résilients. (…) La culture permet de transcender nos différences », a-t-il lancé.
De son côté, Christophe Person a indiqué que la partie la plus importante a été celle de la résidence de création. Durant un mois, les artistes ont laissé parler leurs génies créateurs pour offrir les œuvres exposées à cette 3e édition. « C’est très important pour eux de se confronter aux opportunités et aux difficultés de Ouagadougou », a-t-il fait savoir. Pour cette année, en plus du vernissage, c’est un programme de valorisation des talents artistiques locaux qui a été développé pour se tenir pendant une semaine.
Pour sa part, Caryne Traoré/Béni, la Directrice générale du Fonds de Développement Culturel et Touristique (FDCT) a laissé entendre que l’Association Art et Culture BISO a bénéficié d’une enveloppe de plus de 25 000 00 de Francs CFA de la part de sa structure. « Permettez-moi de féliciter l’association Art et Culture BISO pour la pertinence et la qualité de son projet. il permet la création d’œuvres, la professionnalisation des artistes plasticiens, le partage d’expériences entre artistes, ainsi que la mise en marché des produits et services culturels issus de cette résidence », a-t-elle dit.

Du côté des artistes, cette 3e édition a été bien accueillie. Selon l’un d’eux, Mohamed Keita, artiste malien, la tenue de la BISO, est « bénéfique pour les artistes ». Sur ses œuvres, il a indiqué qu’il a voulu transmettre le thème de la BISO. Avec du papier mâché, il a réalisé des œuvres qui attirent la majorité des visiteurs au niveau du siège du FESPACO.
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