Médias : Edouard Ouédraogo invite les journalistes à s’approprier le numérique

Le fondateur du premier quotidien burkinabèEdouard Ouédraogo, était l’invité du « Club de la Presse » ce vendredi 02 juin 2023 dans la salle Henri Sebgo du Centre de Presse Norbert Zongo. Pour ce 3e numéro, le thème choisi était « Jubilé d’or de L’Observateur Paalga : quelles leçons tirer de ce parcours du plus ancien quotidien du pays, dans le combat pour la liberté d’information au Burkina Faso ? ».

Revenant sur le parcours de L’Observateur Paalga et de son évolution, Edouard Ouédraogo a fait savoir qu’à la parution du premier numéro du journal, le 28 mai 1973, les moyens étaient dérisoires. Le premier numéro est paru avec 4 pages et a été vendu à 25 F CFA et imprimé à 500 exemplaires, a-t-il confié. Toutefois, malgré le peu de moyens dont disposait le média à cette époque, l’Observateur Paalga, était apprécié par l’opinion burkinabè car il exprimait l’aspiration des Burkinabè à la liberté, selon Edouard Ouédraogo.

Après les beaux jours de la presse-papier, est apparu le numérique. De nos jours, les ventes du journal papier chutent du fait de la révolution numérique, a-t-il indiqué. Pour lui, ce nouveau défi est entre les mains de la nouvelle génération. « Les gens lisent gratuitement. Nous journalistes, nous n’avons plus le monopole de l’information. Je crois que le défi, c’est vous qui devrez le relever », a déclaré le doyen en s’adressant aux jeunes journalistes présents dans la salle.

Âgé de 82 ans, le premier responsable du plus ancien quotidien du Burkina Faso se dit satisfait de la résilience dont a fait preuve le journal durant ces 50 années d’existence. Il a encouragé la jeune génération à faire de même. « Sachez utiliser le numérique. Ne laissez pas les autres, c’est-à-dire les non-professionnels user, abuser du numérique. Nous qui sommes des professionnels, nous devons être les premiers à savoir tirer parti de cet outil. C’est une nécessité. Je sais que vous êtes armés pour pouvoir le faire », a-t-il déclaré.

Pendant 2 heures, Edouard Ouédraogo a éclairé les lanternes des participants. Pour lui, la crédibilité est une valeur indispensable dans le métier de journalisme. A l’en croire, à son époque, cette crédibilité faisait des journalistes des personnes respectées même craintes. « Après les chefs religieux, le curé, l’imam, le pasteur, nous étions vraiment les hommes dont la parole était crédible. On était très respecté. Les gens avaient même un peu peur », a confié le directeur de publication de l’Observateur Paalga pour conclure ces propos.

Amadou Makoulou KARAMA (stagiaire)

Faso7

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