Cité Abdoul Service de Boassa : Les résidents dénoncent le non-respect des engagements de la société

Le collectif des résidents de la cité Abdoul Service de Boassa a dénoncé ce samedi 27 mai 2023 le « non-respect » des engagements contractuels de la société. Selon eux, leur rêve de vivre paisiblement chez eux s’est transformé en cauchemar. Selon le président du collectif Saïdou Ima, plus de 5 ans après l’aménagement des premiers résidents, la société immobilière n’a toujours pas respecté ses engagements.

Manque d’électricité, d’eau, d’infrastructures d’assainissement et de titres fonciers sont quelques points cités par le collectif des résidents de la cité Abdoul Service de Boassa comme manquements notoires qui empêchent leur bien-être dans ladite cité. « Un rêve aux allures de cauchemars », c’est la conclusion que tire le président du collectif, Saïdou Ima. Des premiers aux derniers résidents de la cité, tous notent « une désillusion quant à la volonté de respecter ces engagements ».

Une vue des résidents de la cité Abdoul Service de Boassa

Dans le but de comprendre la situation et d’œuvrer pour sa résolution, Saïdou Ima a laissé entendre que les résidents ont adressé un courrier au premier responsable de la société depuis septembre 2019. Après cette étape, d’autres échanges et des courriers ont suivi, mais la situation est restée telle. Selon lui, c’est face au mutisme de la société que le collectif a décidé « d’user de la voie judiciaire ».

« A ce niveau, aussi, les avocats de la société continuent d’user du dilatoire en optant de demander des reports à chaque audience. Dans la procédure en référé, le dossier est passé dans les mains de deux juges et nous attendons la nomination d’un troisième juge pour connaître la suite réservée à ce dossier », a-t-il expliqué.

Les poteaux électriques servent à « appâter de nouveaux clients », (Saïdou Ima)

En dépit de ces démarches, Saïdou Ima a noté que « rien n’est fait » pour le respect des engagements de la société. Les résidents estiment que la cité n’est pas viabilisée telle que prévue par les clauses contractuelles. « Le manque d’électricité qui a joué et continue de jouer très négativement sur le rendement scolaire de nos enfants, empêche la conservation des aliments et la réalisation d’activité génératrices de revenus », a-t-il donné comme exemple.

Sur cet aspect, particulièrement, le président du collectif a souligné que l’existence des poteaux électriques est effective depuis plus de deux ans, mais toujours pas d’électrification. Selon lui, ils servent à « appâter de nouveaux clients ». « Et pour nous traiter comme des enfants, la société nous envoie de temps en temps un prestataire pour nous tenir un langage mielleux. À ce jour, nous sommes au troisième prestataire pour l’électricité et il semble qu’un quatrième soit en route », a-t-il martelé.

Selon les résidents, « leur malheur, de dormir dans le noir est d’être avec la société ».

Par ailleurs, les résidents ont signifié que les localités environnantes disposent d’électricité. Ils disent alors que « leur malheur, de dormir dans le noir est d’être avec la société ». Tous ont également soutenu qu’ils ont cru en la bonne foi de la société quant au respect de ses engagements.

En plus du manque d’électricité, les résidents de la cité Abdoul Service de Boassa disent être confrontés aux défis de l’eau aussi surtout dans la section 915. L’absence de voirie et de réseau d’assainissement, l’absence d’infrastructures socio-éducative, la mauvaise qualité du réseau et l’absence de titre de propriété pour la plupart des résidents sont également des points égrainés par le collectif.

Faso7

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