Libération du Dr Kenneth Elliott : « Le Burkina Faso a joué un rôle assez important », (Olivia Rouamba)

Du 22 au 23 mai 2023, le ministère en charge des affaires étrangères a organisé la 1re édition des journées presse-diplomatie. Une manière de décloisonner les relations entre les journalistes et les diplomates. Cette rencontre a été une occasion pour la ministre Olivia Rouamba de revenir sur certaines questions telles que celles relatives à la libération du Dr Kenneth Elliott, à la collaboration avec les pays voisins et la direction prise par la diplomatie burkinabè.

La relation entre la diplomatie et la presse est directe, selon les techniciens du ministère en charge des affaires étrangères. Pour eux, les médias influencent la diplomatie et les opinions. Convaincus de cette situation, ils entendent entretenir des relations étroites et privilégiées avec les professionnels des médias. D’où la tenue de la 1re édition des journées presse-diplomatie.

De son côté, la ministre en charge des affaires étrangères du Burkina Faso, Olivia Rouamba, a laissé entendre que le « « pays des Hommes intègres » est dans la dynamique de l’affirmation de sa souveraineté ». Sur le référentiel qui guide les actions de la transition, la ministre a souligné qu’il s’agit notamment de la question sécuritaire, humanitaire et de la refondation de l’État.

À une question sur le renforcement des liens avec l’Iran, la Corée du Nord et la Russie, Olivia Rouamba a fait savoir que c’est « un réajustement en termes de vision ». Selon ses explications, cette posture est prise en mettant l’accent sur l’intérêt du Burkina Faso. « Pour certains pays, je dirai que c’est un renouement. (…) le Burkina a toujours eu une ambassade à Moscou », a-t-elle dit.

De manière approfondie, elle a expliqué que la question sécuritaire qui constitue une préoccupation majeure pour le Burkina Faso nécessite un rapprochement avec les pays qui « facilitent l’acquisition en termes de matériels militaires et en termes de formation ». Pour elle, c’est la question d’intérêt national qui a prévalu à ces choix. « Sur nos partenaires traditionnels, vous savez qu’ils nous ont refusé l’acquissions d’un certain nombre de matériel », a-t-elle signifié.

Par rapport à l’expulsion de la coordonnatrice de l’ONU au Burkina Faso, Barbara Manzi, la ministre a expliqué qu’il y a une différence à faire entre la personne et l’institution. Selon ses mots, cet incident n’entrave en rien la collaboration entre le Burkina Faso et le système des nations unies. « Ce sont des relations saines avec au centre,  les priorités du Burkina », a-t-elle signifié.

Sur la libération du Dr Kenneth, Olivia Rouamba a martelé que « le Burkina Faso a joué un rôle assez important ». Selon ses mots, la gestion du cas du Dr a toujours été capitale pour le Burkina Faso. Elle a fait savoir que sa libération a été l’aboutissement d’un long processus. Et durant toute l’opération, la ministre a rassuré que la participation du Burkina a été effective et importante sans aborder les détails de l’opération.

Il faut retenir que l’établissement d’une relation diplomatique entre des États s’opère par un acte officiel et par consentement mutuel, conformément aux dispositions de la Convention de Vienne de 1961. Le Burkina Faso a établi des relations diplomatiques avec plus d’une centaine de pays.

La couverture diplomatique du Burkina Faso compte aujourd’hui 37 ambassades, 15 consulats et plus de 80 consulats honoraires. En retour, le Burkina Faso abrite 35 représentations diplomatiques et consulaires résidentes à Ouagadougou et 54 représentations diplomatiques non-résidentes.

Faso7

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page