Protection des aides ménagères : Des réflexions en cours à Ouagadougou

Les aides ménagères appelées « bonnes » sont de plus en plus sollicitées dans les ménages. Cette sollicitation a fait naître des agences de placement de filles. Cette pratique est tellement répandue au Burkina, qu’un texte encadrant la situation spécifique des travailleurs domestiques au Burkina Faso a été adopté, à travers le décret du 31 décembre 2010. Malheureusement, ce texte n’est pas connu. C’est dans ce sens que l’association féminine et de défense des droits de la femme (Afem) avec les organisations de défense des droits des femmes (ODDF) se sont réunies en Task force pour faire un plaidoyer pour le travail sécurisé des femmes et jeunes filles de ménage.

Photo de famille des participants à la Task force -©Faso7

Ainsi, cette Task force s’est réunie pour échanger sur cette problématique du métier de fille de ménage/domestique au Burkina Faso. La séance d’échange tourne autour du thème, « Les aides ménagères/domestiques : quelles perspectives d’avenir? Il faut qu’on en parle ».

Charles Diddas Konseibo, du Centre Ecologique Albert Schweitzer du Burkina Faso (CEAS Burkina), a laissé entendre que la tenue de cet atelier est une activité très importante parce que le Burkina a un certain nombre de lois sur la protection sociale pour les personnes vulnérables telles que les filles de ménage et les femmes en situation de vulnérabilité qui, très souvent, ne sont pas connus par les populations et leur application a toujours souffert sur le terrain.

« Elles ont un certain nombre de droits » (Charles Diddas Konseibo)-©Faso7

« L’objectif de cet atelier aujourd’hui, c’est d’échanger autour de ces problématiques, voir dans quelles mesures ils peuvent trouver des solutions idoines afin de pouvoir mettre en œuvre l’ensemble de ces lois et politiques et faire connaître aux populations qu’il existe des lois et que ces filles qu’on dit filles de ménage en général ont aussi droit à la protection sociale. Elles ont un certain nombre de droits », a-t-il déclaré.

Il s’agit concrètement d’échanger sur les textes applicables en la matière, étudier la possibilité de protection de ces droits et la procédure à suivre pour professionnaliser ce domaine, en lui donnant encore plus de valeurs et plus de plus-values.

« On s’est rendu compte que sur le plan international, régional, et même national, il y a des textes. Ce qu’on va faire, c’est d’abord vulgariser ces textes et s’ils sont connus, on va sensibiliser tous les acteurs qui sont chargés de la mise en œuvre de ces textes. Je pense que ce sont les premiers pas à poser et aujourd’hui, nous sommes là pour ça et on espère vraiment que main dans la main, nous allons parvenir à atteindre ces objectifs que nous nous sommes fixés », a souhaité la marraine , Julie Nignan Somda.

« Ce qu’on va faire c’est d’abord vulgariser ces textes  » (Julie Nignan Somda, marraine)-©Faso7

L’atelier d’échange au eu lieu à Ouagadougou. Il a réuni plusieurs participants, dont les organisations de défense des droits des femmes (ODDF), des communes rurales, des représentants des services technique de l’état, des partenaires techniques et financiers, Oxfam et des agences de placement des filles.

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