FESPACO 2023 : « I HAVE A DREAM », le spectacle de la cérémonie d’ouverture expliqué par Serge Aimé Coulibaly

La 28e édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a ouvert ses portes ce samedi 25 février 2023. À l’occasion de la cérémonie d’ouverture, les invités, les festivaliers, les cinéastes et tous les spectateurs ont pu assister à une « belle chorégraphie ». Que retenir de cette représentation et quelles ont été les difficultés majeures dans sa réalisation ? Telles ont été les questions que nous avons soumises au chorégraphe Serge Aimé Coulibaly.

La 28e édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou était un événement « très attendu » par les acteurs du monde culturel. Pour marquer d’une pierre blanche cette édition, il fallait une cérémonie d’ouverture bien réussie. Et pour y arriver, la chorégraphie occupe une place capitale dans le dispositif qui a égaillé les convives.

Le chorégraphe Serge Aimé Coulibaly

Plus de 250 personnes ont exécuté à la perfection, la chorégraphie réalisée pour la cérémonie d’ouverture de la 28e édition de la biennale du cinéma africain. Au-delà du nombre de personnes impliquées dans cette représentation artistique, les auteurs ont voulu faire passer un message. Un spectacle son, lumière, animation et de mouvement des corps, c’est ce qu’a produit Serge Aimé Coulibaly.

« Moi, dans un ensemble, j’ai voulu une mise en scène de l’ensemble de la cérémonie. C’était d’être dans la ligne de ce que le Burkina est en train de traverser et les aspirations des Burkinabè. (..) L’ensemble des tableaux choisis est lié à cette histoire. C’est de la poésie, c’est de la danse. C’est une envie de rêver d’une autre Afrique », a-t-il expliqué.

Le titre du spectacle d’ouverture est « I HAVE A DREAM ». Une manière pour lui de rendre hommage aux combattants, de lancer un appel aux femmes, d’appeler à une consultation des traditions et une ouverture vers l’avenir à travers les enfants.

Revenant sur les difficultés, le chorégraphe a laissé entendre que la principale a été le temps. « Une cérémonie comme ça, si on veut qu’elle soit réussie, il faut commencer tôt. Si ce n’était pas grâce à mes 30 ans d’expérience en la matière, c’était compliqué. J’ai travaillé depuis plusieurs mois et j’ai anticipé avec mes étudiants pour préparer ça », a-t-il laissé entendre.

Il a aussi ajouté que le matériel est arrivé à la dernière minute, ce qui a compliqué la tâche encore plus. Néanmoins, il a laissé exprimer sa joie et sa satisfaction. Pour lui, « c’est une grande responsabilité de produire un spectacle en prenant en compte, les aspirations du peuple, des politiques et tout le monde doit se retrouver dans ce que tu proposes ».

« I HAVE A DREAM », a été un spectacle qui a transporté les invités, les spectateurs et les festivaliers dans un voyage, dans l’univers de l’espoir, la résilience et la paix avec 150 enfants, 60 danseurs, 10 acrobates et une dizaine d’artistes confirmés. « J’aime bien les défis », a-t-il martelé pour conclure.

Faso7

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