Burkina Faso : Les transporteurs routiers dénoncent les tracasseries routières au poste frontalier de Cinkansé

Les transporteurs routiers ont dénoncé ce vendredi 10 février 2023 les tracasseries routières dont ils sont victimes au poste frontalier de Cinkansé. Pour donner plus de voix, ils ont initié un mouvement d’humeur pour dénoncer la situation qu’ils jugent « difficile et insupportable ».
« Fatigués » des tracasseries routières au poste frontalier de Cinkansé, les transporteurs routiers ont dénoncé cette situation. Ils se sont réunis afin de porter haut leur cri de cœur. Selon les explications d’Idrissa Sanfo, un transporteur, le problème se situe dans le tonnage autorisé dans les ports et celui du poste de Cinkansé.
« Notre problème, c’est la bascule. Au Togo, quand nous partons pour charger, ce sont 64 tonnes qui sont autorisées avec le poids du véhicule. Mais arrivé au Burkina, la charge autorisée est 55 tonnes. Avec ça, si vous enlevez le poids du véhicule et du carburant, vous allez constater que le chauffeur ne peut pas charger que 10 à 15 tonnes », a-t-il expliqué.

Pour lui, la cherté de la vie trouve son explication dans cette situation. Selon ses propos, les commerçants sont confrontés aux raquettes routières et cela augmente forcément le coût de la marchandise. Il appelle alors les autorités à se pencher sur ce problème afin de trouver des solutions à cette situation.
« L’argent récupéré au niveau de Cinkansé rentre directement dans les poches des gens. Il n’y a pas de reçu quand on effectue les paiements. Au niveau de Cinkansé, c’est l’ONASER qui gère cette affaire. Sur chaque tonne de trop, ce sont 60 000 qu’on donne. Même si vous partez avec un véhicule vide et couvert, ils vous diront que vous êtes en surpoids », a lancé Idrissa Sanfo.
Le cri de cœur des transporteurs routiers est alors de soulager leur « souffrance ». Pour eux, la bascule utilisée à Cinkansé est différente de celle utilisée au niveau de Ouaga inter. L’autre appel lancé a été celui d’exhorter les autorités burkinabè à adopter les normes sous régionales.
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