Burkina Faso : Le Mali a apporté son soutien pour retrouver les femmes enlevées à Arbinda (Ministre)

62 femmes et 4 bébés ont été enlevés à Arbinda dans la nuit du 12 au 13 janvier 2023 au Burkina Faso. Les victimes ont été retrouvées et ramenées à Ouagadougou le 20 janvier 2023. Le pays a reçu l’aide du Mali.  Mais les autorités burkinabè regardent d’un œil soupçonneux les circonstances qui ont entourné les premiers instants de cette affaire.

Les 66 personnes enlevées à Arbinda dans le Sahel sont depuis le 20 janvier 2023 à Ouagadougou, où elles ont été héliportées après avoir été retrouvées dans le Centre-Nord. Elles « vont bien aujourd’hui » et sont prises en charge en attendant le retour dans leur foyer, informe Jean-Emmanuel Ouédraogo, le ministre porte-parole du gouvernement burkinabè sur la RTB, ce 21 janvier 2023.

Il a aussi révélé les moyens qui ont été déployés pour les retrouver. « Dès les  premiers moments,  (… )sur instruction du Chef de l’Etat, tous les services se sont tout de suite mis en action, à savoir les Forces de défense et de sécurité, les services de renseignement, les moyens également de surveillance afin de localiser ces femmes », indique le ministre.

L’aide du Mali

Le Burkina Faso a aussi reçu aussi un coup de main d’un pays voisin. Le Mali. « Spontanément, nous avons un pays frère, le Mali, qui a engagé des moyens de surveillance à sa frontière, le tout étant de créer un maillage pour pouvoir suivre à la trace le périple de ces ravisseurs et de ces dames », révèle Rimtalba Ouédraogo.

Cette mobilisation a permis de localiser les otages à la frontière du Niger. «Ce qui a laissé penser que les ravisseurs avaient pour objectif de les amener dans cette direction et de franchir éventuellement la frontière », commente le ministre en charge de la communication.

Suspicion

Les femmes retrouvées, le gouvernement se pose toujours des questions sur les circonstances qui ont entouré ce kidnapping. Ces interrogations tournent autour notamment de la manière dont l’information sur l’enlèvement a été rendue publique, précisément par l’AFP, dès les premiers moments.  « On a été surpris de recevoir et d’avoir des remontées d’informations de sources venant de l’extérieur du Burkina et de certains médias occidentaux notamment qui tout de suite avançaient des chiffres et en savaient davantage sur les circonstances de l’enlèvement dans une zone où l’accès aujourd’hui est difficile et les réseaux de téléphonie dans la zone ne sont pas des plus fiables (…). Ce qui nous a paru assez suspect », commente Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo.

Des questions auxquelles l’enquête ouverte par le Procureur près le Tribunal de grande instance de Djibo pour retrouver les auteurs de l’enlèvement permettra peut-être de répondre.

Faso7

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