Burkina Faso : La CNDH présente son rapport 2021 sur la situation des droits humains

La Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) a présenté ce vendredi 9 décembre 2022, son rapport de l’année 2021 sur la situation des droits humains au Burkina Faso. Une occasion saisie par la commission pour revenir sur des recommandations formulées afin d’améliorer l’état des droits humains au « pays des Hommes intègres ».

Rendre compte de la situation de droits humains au Burkina Faso, c’est l’objectif visé par la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) en procédant à la présentation de son rapport 2021. Ainsi, après celui qui couvre la période 2019-2022, c’est le second rapport que la CNDH produit.

Selon ledit rapport, le Burkina Faso « a connu une recrudescence des attaques terroristes » durant l’année 2021. Ce constat a conduit la commission a déclaré également que « l’ensemble des droits humains ont été gravement affectés par la dégradation du contexte sécuritaire ».

La CNDH a fait un rappel des attaques menées contre des Forces de défense et de sécurité (FDS) ou des populations durant l’année 2021. Les attaques de Solhan, de Kodyèl et d’Inata ont été analysées par la commission. « L’analyse des données pose le problème de la protection des civils », a laissé entendre la rapporteure de la CNDH, Antoinette Pouya.

Gonta Henriette Alida Da, la vice-présidente de la CNDH -©Faso7

Aussi, la commission dans son rapport explique que « les opérations de riposte contre les actes terroristes ont souvent donné lieu à des allégations de violation des droits humains ». Elle a également relevé « des restriction disproportionnées » des libertés d’expression, d’opinion et d’information. Sur ces aspects, la CNDH a notamment pris comme exemple, « la coupure d’Internet sans une base légale ».

Évoquant la question des déplacés internes, le rapport de la CNDH fait ressortir que le nombre des PDI a connu une hausse de 46% en l’espace d’une année. Les PDI sont donc passées de 1,074 million en 2020 à 1,579 millions en 2021.

« Si des efforts sont fournis pour leur (PDI, ndlr) prise en charge, il n’en demeure pas moins que de nombreux défis liés aux violences basées sur le genre, à l’alimentation, à l’assainissement, à l’accès à l’eau potable sont toujours d’actualité et méritent une attention soutenue », a dit la rapporteure de la CNDH.

Antoinette Pouya rapporteure de la CNDH -©Faso7

Toujours dans son rôle, la Commission Nationale des Droits Humains a fait des recommandations pour une amélioration de la situation des droits humains au Burkina Faso. Il s’agit entre autres de renforcer l’opération de protection des populations civiles, de sécurisation et de lutte contre le terrorisme dans le respect du droit international.

Aussi, la CNDH appelle à la réouverture et à la sécurisation des services administratifs et autres structures de l’État dans les zones à forts défis sécuritaires. Le renforcement du dispositif sécuritaire des camps et des sites d’accueil des PDI est également une recommandation formulée.

La rapporteure de la CNDH a par ailleurs souligné que le présent rapport « présente un état des lieux globalement très préoccupant du fait de la crise sécuritaire qui annihile les efforts consentis par l’État pour garantir l’effectivité des droits humains ».

Revenant sur la présentation du rapport 2021 sur la situation des droits humains au Burkina Faso, la vice-présidente de la CNDH, Gonta Henriette Alida Da, a expliqué que dans le rapport, la commission a fait un aperçu des droits violés qui méritent des interpellations.

« Le rapport a fait une analyse de la situation sécuritaire et il a également mis un point important sur la situation des déplacés internes.(…) Il y a également qu’avec cette crise sécuritaire, les droits catégoriels ont été touchés. Nous avons surtout relevé des cas de viols, des violences conjugales », a-t-elle dit.

Faso7

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