Le cri de détresse de Mimine Édith Hien, une Burkinabè vivant au Niger

Une Burkinabè, Mimine Édith Hien, victime « d’extorsion de fonds, abus de pouvoir et une grande injustice » au Niger, fait polémique sur les réseaux. Dans les colonnes de Sidwaya, dans une interview, Mimine Édith Hien relate son histoire suite à un accrochage avec une cliente.

« L’histoire est très longue », a dit Mimine Édith Hien, une esthéticienne burkinabè résidant au Niger. Elle a raconté, dans les colonnes du quotidien d’Etat Sidwaya avoir été victime « d’extorsion de fonds, abus de pouvoir et une grande injustice ». La jeune dame, revenant sur son histoire, a laissé entendre qu’elle n’avait jamais eu affaire à la cliente qui est à l’origine de « ses malheurs ».

J’ai reçu une cliente qui avait un langage autre que celui de la paix. Elle m’a fait emmener au commissariat où je me suis vue opprimée. Les agents de police m’ont montré que j’étais différente. Ensuite il y a eu extorsion de fonds, abus de pouvoir et une grande injustice à mon égard.

Je signale que je n’ai pas de problème avec la justice nigérienne tout entière, mais plutôt avec ceux qui ont traité cette affaire. Malheureusement tous les regards se sont tournés vers toute l’institution judiciaire de Niger.

Mimine Édith Hien, dans les colonnes de Sidwaya

« En ma connaissance, il n’y a jamais eu de plainte contre moi, ou du moins, je n’ai jamais vu ni lu de plainte contre ma personne ou mon service », a-t-elle clamé. Selon les dires de Mimine Édith Hien, son problème n’est pas « avec la justice nigérienne tout entière, mais plutôt avec ceux qui ont traité cette affaire », insiste-t-elle. Cependant, cette affaire a entrainé une vague de réactions sur les réseaux sociaux.

« J’ai d’abord été arrêtée sans convocation et d’une manière très brutale. N’eût été l’intervention d’un vieux du quartier, la police m’aurait menottée. Ensuite, la journée du dimanche 11 septembre a été la plus horrible de toute ma vie. J’ai été détenue dans une même cellule que des hommes dans ce commissariat. J’ai subi injures, moqueries, propos discriminants à mon égard, maltraitance, humiliation. J’ai senti ma dignité de femme bafouée »,

Mimine Édith Hien

L’esthéticienne a annoncé avoir passé les nuits du 10 et du 11 septembre 2022 au commissariat avant d’ajouté qu’elle a été « injuriée et traitée d’étrangère ». La Burkinabè a lancé que même sans avoir eu des preuves de l’infraction, elle a est contrainte de payer la somme de 1 400 000 FCFA. Elle a aussi ajouté que les autorités burkinabè (NDLR le consulat et le ministère en charge des affaires étrangères) sont au courant de l’affaire.

Faso7

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