Prosper Bonzongo, promoteur du FICAD-Lomé : « Je me suis bien intégré au Togo »

Prosper Bazongo est le promoteur du Festival International de la Culture et des Arts de la Diaspora à Lomé (FICAD-Lomé). Le Secrétaire des Supporters des Etalons Section Togo est arrivé au Togo en 2002. Il est ensuite reparti au bercail en 2005, avant de revenir s’installer à Lomé au Togo en 2012. Il est aujourd’hui Président de l’Association des Jeunes pour le Bien-Être des Enfants et Jeunes défavorisés(BF) et membre du bureau du Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur. Dans cet entretien réalisé le 22 août 2025, il explique ses conditions d’intégration dans la communauté togolaise, de ses activités, de ses projets et du FICAD-Lomé.
Faso7 : Dans quelles circonstances êtes-vous arrivé à Lomé ?
Prosper Bazongo : Je suis arrivé à Lomé, car j’avais l’intention d’y s’installer et de mettre en place des projets.
Faso7 : Quel est votre secteur d’activités ?
Prosper Bazongo : En parlant d’activité, je suis le gérant de CRI’S WEB SERVICE INT et entrepreneur culturel.
Faso7 : Comment ont été vos débuts à Lomé ?
Prosper Bazongo : Au début, tout n’était pas rose, étant donné que je suis hors de mon pays. J’étais conscient que je devrais me battre pour faire bouger les lignes. Au fur et à mesure, par la grâce de Dieu, je me suis bien intégré.
Faso7 : Avez-vous été intégré par la diaspora burkinabè ici au Togo ?
Prosper Bazongo : Quand je me suis installé en 2012, j’ai créé avec M. Ouedraogo Hamidou dit Dagano l’Association des Supporters des Etalons du Burkina Faso Section Togo dont je suis le secrétaire général. D’ailleurs, c’est grâce à cette association que je suis membre du comité de Solidarité au Consulat du Burkina Faso au Togo, Secrétaire Général de l’Association des Chrétiens Burkinabè au Togo, membre du Bureau du Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur.
Faso7 : La communauté burkinabè est-elle fortement intégrée au Togo ?
Prosper Bazongo : Je salue ici, l’extraordinaire hospitalité des autorités togolaises, ainsi que les Togolais pour la cohésion sociale et le vivre ensemble. La communauté est bien intégrée au Togo, les commerçants, hommes d’affaires burkinabè exerçant dans le grand marché, dans la zone portuaire ainsi que les représentations des structures privées comme FUTURB, UCRB et les institutions de l’Etat comme le CBC (Conseil Burkinabè des Chargeurs) et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso au Togo (CCIBF/T), l’obtention des marchés publics de l’Etat, la facilité des documents administratifs témoignent de cette intégration de nos compatriotes installés sur le sol togolais.
Faso7 : Parlez-nous du Festival International de la Culture et des Arts de la Diaspora à Lomé (FICAD-LOME). Qu’est-ce qui a justifié la création de ce festival
Prosper Bazongo : La deuxième édition du Festival International de la Culture et des Arts de la Diaspora à Lomé a rencontré un succès retentissant. Une riche panoplie d’activités a été mise en œuvre à cette occasion, avec la participation de nombreuses personnalités de renom, notamment le Maire de la commune du Golfe 2, le Consul Général du Burkina Faso au Togo et son adjoint, la société automobile BKG Speed, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso au Togo, la SONABHY (Société Nationale Burkinabè d’Hydrocarbures), le CBC, l’OTRAF, SAFRIP TOGO (Société Africaine d’importation des Produits Agroalimentaires), ainsi que d’autres figures éminentes.
Le leitmotiv de cette édition, dans la continuité de la précédente, était le brassage culturel entre le Burkina Faso et le Togo, mettant en lumière l’importance des échanges interculturels entre les deux nations.
Des prestations artistiques de qualité, assurées par des artistes tels que Idak Bassavé, YVY, Tibila, Masta Popa, les marionnettes, la troupe Weoroonga, et bien d’autres, ont émerveillé le public tout au long des 48 heures d’activités socioculturelles.

Dans un monde en constante mutation, où les identités se croisent, se recomposent et s’affirment, il devient essentiel de célébrer la richesse culturelle des peuples, en particulier celle des diasporas qui portent en elles la mémoire, le dialogue et la création.
Le Festival International de la Culture et des Arts de la Diaspora à Lomé s’inscrit dans cette dynamique de valorisation et de transmission. Il se veut un espace de rencontre, d’expression et de réflexion, où les artistes, penseurs, créateurs et publics de tous horizons se retrouvent pour célébrer la diversité des cultures issues de la diaspora.
Faso7 : Quels sont les objectifs poursuivis par ce festival et qu’elles en sont ses activités les plus importantes ?
Prosper Bazongo : L’objectif est de créer un espace d’expression, de rencontre et de valorisation des cultures issues des diasporas africaines à travers les arts, favorisant le dialogue interculturel, la transmission du patrimoine, et le développement culturel et économique.
Parmi les activités, nous avons des concerts, danses traditionnelles et contemporaines, du théâtre, du slam. Il y a aussi des arts plastiques, de la photographie, de l’artisanat et de la mode.
Nous avons aussi un projet communautaire qui consiste à mobiliser la communauté locale pour collecter des fonds destinés à améliorer les conditions de vie, d’éducation et de santé des enfants en situation de grande précarité à l’association AJBEJD et apporter un sourire aux enfants de l’orphelinat (Den Kanu).
Faso7 : Sentez-vous une adhésion de la diaspora burkinabè ?
Prosper Bazongo : La diaspora burkinabè a toujours été au rendez-vous.
Faso7 : Quel est l’engouement des Togolais pour ce festival ?
Prosper Bazongo : Les Togolais accueillent ce festival comme un symbole de fraternité et d’ouverture. À travers les arts visuels, la musique, la danse, le théâtre, la littérature et les savoir-faire ancestraux, le festival met en lumière les talents et les récits qui tissent le lien entre les continents, les générations et les traditions.
Faso7 : L’édition 2026 est prévue pour avril 2026. Qu’avez-vous au programme ?
Prosper Bazongo : Nous avons plusieurs activités au programme, dont la cérémonie officielle le 10 avril 2026, qui sera suivie d’une parade des pays invités. Il y aura des conférences et des panels, une soirée ciné-diaspora, un master class et un diner Gala.
Faso7 : Les partenaires sont-ils au rendez-vous ?
Prosper Bazongo : A travers votre plateforme, je remercie incommensurablement nos sponsors et partenaires BONKOUNGOU DISTRIBUTION, BKG SPEED, IB.COM, FESFAC, SONABHY, CCIB/T, CBC, le CONSULT du Burkina Faso à Lomé, STS (Société de Transports des Savanes, SIMPORTRANS INTERNATIONAL, FIDIAS, SANAP, IMANETRANS, ZINDNAABA, SANLAM ASSURANCE , AFRISOLAIRE GROUP et j’en passe. Oui, nous sommes certains qu’ils répondront présent à cette 3eme édition ainsi que d’autres sponsors.
Faso7 : On ne peut organiser un tel événement sans difficultés. Quels sont les défis majeurs à l’organisation du festival ?
Prosper Bazongo : Vous l’avez si bien dit , on ne peut organiser une telle activité d’une grande envergure sans parler de moyens ou de soutiens financiers. Pour ce faire, je lance un appel aux sponsors ainsi qu’aux partenaires d’associer leur image à cette vitrine qu’est le FICAD-LOME
Faso7 : Avez-vous un message à lancer ?
Prosper Bazongo : Je tiens à remercier Faso7 de m’avoir accordé cette opportunité de m’exprimer. Je lance un appel aux partenaires et aux sponsors de nous accompagner dans cette lourde tâche qui est de cimenter les communautés à travers le pont de la culture. Que Dieu dans son immense bonté protège le Burkina Faso, le Mali, le Niger, mon pays d’accueil le Togo ainsi que l’Afrique en General. Je vous remercie.
Propos recueillis par A.Z
Faso7



