Lutte contre le terrorisme : Dr Ra-Sablga Ouédraogo propose des pistes à la jeunesse burkinabè

Dans le cadre de l’édition 2022 de son Université de la Jeunesse, l’Institut Free Afrik a organisé une conférence publique ce 9 septembre 2022 à Ouagadougou sous le thème, « Jeunesse burkinabè il s’agit de ne pas te rendre ! ». Cette conférence a été animée par le Dr Ra-Sablga Ouédraogo, Directeur exécutif de Free Afrik.

Pendant sa présentation, le conférencier a cité et commenté des points sur lesquels la jeunesse burkinabè ne doit pas « se rendre » dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, notamment l’esprit de vengeance, les idéologies fanatiques, le clanisme, la stigmatisation, le repli communautaire, les accusations faciles, le relativisme éthique, l’injustice, les conflits des politiciens, l’appât du gain, l’individualisme, le carriérisme politique, la théorie du bouc émissaire, le clientélisme politique, la démission, les fausses informations et tout ce qui est contraire aux intérêts de la Nation.

A contrario, il a conseillé aux jeunes burkinabè de s’enrôler au sein des forces de défense et de sécurité, d’organiser des marches pour encourager la lutte contre le terrorisme et la bonne gouvernance, de réfléchir sur des techniques et technologies de lutte contre le terrorisme, d’effectuer des actions de solidarité, d’avoir l’initiative personnelle de lutte, de conquérir le pouvoir dans tous ses sens et d’avoir le sens des valeurs de patriotisme en se basant sur des modèles comme feu Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso.

« La crise est arrivée à un niveau où l’armée nationale, c’est la Nation. L’armée nationale ce n’est pas quelques individus. L’armée nationale ce n’est pas seulement les armes, c’est toutes sortes d’armes », a fait comprendre le conférencier.

Pour expliquer le sens de cette conférence publique, Dr Ra-Sablga Ouédraogo a fait comprendre qu’il convient de montrer à la jeunesse burkinabè les chemins à suivre et les écueils à éviter pour participer à éteindre le terrorisme au Burkina Faso. Pour lui, le pays se trouve à un moment où sa jeunesse consciente, patriote, volontaire, désireuse de s’engager et seul acteur stratégique de cette guerre, se trouve dans une crise de sens par rapport à la compréhension de la réalité, et est tenue par un sentiment d’impuissance qui la met en réserve face à la lutte contre les terroristes.

« L’objectif n’est pas de faire la guerre pour la faire. Non. Ce que nous voulons c’est pas la guerre, c’est la paix. C’est parce que les autres nous ont imposé la guerre que nous devons la faire (…). On doit sortir plus hauts, plus intelligents, plus intègres », a précisé Dr Ra-Sablga Ouédraogo.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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