Burkina Faso : La voiture de Serge Bayala incendiée

Le véhicule de Serge Bayala, acteur de la société civile et secrétaire général du cadre « Deux heures pour nous, Deux heures pour Kamita », a été incendié dans la nuit du 22 au 23 août 2022 devant son domicile à Ouagadougou.
Intérieur carbonisé, pneus dégonflés, vitres brisées, c’est ce qui reste de la voiture de Serge Bayala, leader du mouvement « Deux heures pour nous, deux heures pour Kamita » après un incendie l’ayant visée dans la nuit du 22 août 2022 aux environs de 23h30.
L’acteur de la société civile explique qu’il a stationné son véhicule devant son domicile de retour d’un voyage. Ce sont les voisins et les passants qui l’ont alerté lorsque le feu est parti. « Mes voisins et les passants, comme c’est au bord du goudron, ont vu des flammes qui jaillissaient du véhicule. Et c’est là qu’on s’est tous précipité pour éteindre le feu », a-t-il confié au téléphone à Faso7.
« C’est un incendie criminel, il n’y a aucun doute »
Le présumé auteur de l’incendie aurait été aperçu sur les lieux, selon toujours ses explications.

« Sur les lieux, selon mon voisin qui a vu les toutes premières scènes, il y a quelqu’un qui a quitté derrière le véhicule et qui courait et qui avait la chemise en flammes, qui essayait de se débarrasser de sa chemise. Je pense que le feu l’ayant pris lui-même, il n’a pas pu ramasser le matériel avec lequel il était venu opérer, notamment un marteau, un poignard, les bidons d’essence, la brique (qu’il) a utilisée pour briser la vitre arrière », détaille-t-il.
Du reste, la présence de ce matériel fait pencher Serge Bayala vers la piste criminelle. « C’est un incendie criminel, il n’y a aucun doute », affirme-t-il.
A noter que leader de « Deux heures pour nous, deux heures pour Kamita » affiche des positions ouvertement critiques sur la conduite de la transition au Burkina Faso par les militaires au pouvoir et précisément sur la lutte contre le terrorisme. Il déclare également qu’il fait l’objet de menaces.
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Celles qu’il retient, entre autres, c’est à l’issue du procès Thomas Sankara. « Ce sont des menaces après le procès de Thomas Sankara où des jeunes fidèles à Diendéré (Général Gilbert Diendéré, condamné à l’issue du procès, NDLR) m’avaient ouvertement menacé devant vos collègues journalistes et des gendarmes », a-t-il rappelé.
La police scientifique a fait les constatations d’usage. Les investigations pourront sans doute situer davantage sur le mobile et l’identité des auteurs de cet acte.
Faso7



