Un ancien député du CDP porte plainte contre Alassane Bala Sankandé et Emile Paré pour « incendie criminel » à l’Assemblée nationale en 2014

Léonce Koné, ancien député du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a porté plainte contre le président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) Alassane Bala Sakandé et le Dr Emile Paré pour « incendie criminel » à l’Assemblée nationale, lors de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

La plainte a été déposée le mardi 16 août 2022 au secrétariat du Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou.

Dans sa plainte dont le contenu circule sur les réseaux sociaux depuis quelques heures, Léonce Koné, par ailleurs ancien ministre en charge du commerce de Blaise Compaoré, reproche clairement à Alassane Bala Sakandé et au Dr Emile Paré d’avoir incendié de façon criminelle les locaux de l’Assemblée nationale et détruit des biens connexes « à l’occasion des manifestations organisées sous le couvert d’un mouvement dit insurrectionnel dans la période du 21 au 31 octobre 2014 ».

L’ancien député du CDP fonde sa requête sur des déclarations faites par les deux personnalités attribuant la paternité de l’insurrection populaire de 2014 à leur parti, le MPP. Dans sa plainte, le requérant a pris le soin de préciser les déclarations en question dans des pièces jointes.

Il faut noter qu’Alassane Bala Sakandé, président de l’Assemblée nationale jusqu’au 24 janvier 2022, fait partie des 75 personnes qui ont quitté le CDP de Blaise Compaoré pour créer le MPP quelques mois avant l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Le Dr Emile Paré, quant à lui, a dissout son parti, le Mouvement du peuple pour le socialisme/Parti fédéral (MPS Parti fédéral), pour rejoindre le MPP deux mois après sa création.

En rappel, en 2014, Blaise Compaoré voulant se présenter pour un cinquième mandat mais empêché par la loi fondamentale après 27 ans au pouvoir, avait décidé d’instituer une révision constitutionnelle afin de lui permettre de parvenir à ses fins.

En réponse à ce projet de révision constitutionnelle, la société civile burkinabè avec à sa tête le mouvement Le balai citoyen et les partis politiques de l’opposition ont initié des manifestions qui ont contraint Blaise Compaoré à non seulement abandonner son projet mais aussi à quitter le pouvoir de manière précipitée et de s’exiler au bord de la lagune Ebrié, la terre de ses beaux-parents.

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