Une trentaine de journalistes burkinabè outillés par la Croix-Rouge sur l’exercice de leur métier dans les zones des conflits

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a organisé le mardi 02 août 2022, un atelier de presse, à Ouagadougou. Des journalistes ont été ainsi outillés sur les activités dudit comité, les règles relatives à la protection des journalistes et les gestes de premier secours.

En vue de faire connaître davantage ses activités et le droit international humanitaire (DIH), le Comité International de la Croix-Rouge a organisé le mardi 2 août 2022 un atelier de presse. Cet atelier a réuni une trentaine de journalistes et s’est étalé sur toute la journée.

Sur la connaissance du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), il est à noter qu’il n’est pas une ONG, mais une sui generis qui a 7 principes fondamentaux. Il s’agit de l’humanité, l’impartialité, la neutralité, l’indépendance, le volontariat, l’unité et l’universalité.

Selon le chef de délégation du CICR, Laurent Saugy, l’organisation est préoccupée par la création des zones d’intérêt militaire annoncée par les premières autorités de l’armée burkinabè.

Selon le chef de délégation du CICR Laurent Saugy, le CICR a 7 principes fondamentaux.

Dans sa présentation, Emeline Yaméogo du CICR a noté que le comité est exclusivement humanitaire, impartial et neutre. « La victime n’a pas d’identité. C’est une action qui s’efforce à assister les victimes sans distinctions », a-t-elle informé en ajoutant que dans un conflit, le CICR prend en charge toutes les victimes.

Elle a également précisé que dans l’exercice de ses fonctions, aucune information, aucun témoignage de l’agent ne doit être divulgué devant la justice.

Le CICR a trois composantes dont le CICR, les sociétés nationales et la fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du croissant rouge. En ce qui concerne ces composantes, il n’y a pas de lien hiérarchique et les sociétés nationales sont au nombre de 192 dans le monde.

La Croix-Rouge burkinabè qui est une société nationale a pour mission de contribuer à soulager les souffrances humaines en tout temps, en toute circonstance, en mobilisant le pouvoir de l’humanité. Créée le 31 juillet 1961, elle a à sa tête, Denis Bationo comme président national.

La couverture responsable des conflits par les journalistes est le sujet qui a été présenté par Denis Vicenti, de la fondation Hirondelle et Hyacinthe Sanou. À ce niveau, les journalistes ont été outillés sur les précautions à prendre dans les zones de conflits.

Un exemple de prise en charge d’une personne blessée.

La trentaine de journalistes a été outillée aussi sur le droit international humanitaire (DIH) et les gestes de premier secours.

À l’issue des échanges, la 3e édition du concours du meilleur reportage humanitaire sur la thématique de l’accès à l’eau, a été lancée. Et selon le chef de délégation du CICR, Laurent Saugy, la situation sécuritaire s’est détériorée entrainant du coup la détérioration de l’accès humanitaire. 

« Tout comme l’accès aux services essentiels, la violence et l’insécurité entrainent la fermeture généralisée des centres de santé, des écoles et des marchés, ainsi que la destruction ou la détérioration d’infrastructures essentielles tels les points d’eau », a-t-il signifié.

Ce concours aura pour but de récompenser les meilleurs productions de la presse écrite, audiovisuelle, et en ligne des journalistes burkinabè sur le thème, « Crise sécuritaire combinée aux effets des changements climatiques au Burkina Faso : quel impact pour l’accès à l’eau par les populations ? ».

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