Me Herman Yaméogo invite les populations de Kouritenga à se mobiliser pour la réconciliation nationale

Le président de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Développement (UNDD) Me Herman Yaméogo a visité la province de Kouritenga, dans la région du Centre-Est, ce samedi 30 juillet 2022. L’objectif de cette sotie était de procéder à une remobilisation de ses troupes. Aussi, il a appelé les Burkinabè à soutenir le président Damiba et la transition.

Aller sincèrement vers une réconciliation nationale, c’est le message que Me Herman Yaméogo a véhiculé lors de sa sortie dans le Kouritenga. Et pour apporter sa pierre à la quête de cette cause « noble », le président de l’UNDD s’est rendu dans la commune rurale de Tensobennga.

Sur les objectifs de sa visite, Me Herman YAMEOGO a laissé entendre que « cette sortie est destinée à faire en sorte que les gens de la localité se mobilisent concrètement pour aider à mettre en valeur les trois thèmes qui sont chers à la transition, la réconciliation, la refondation et la restauration ».

Il a aussi soutenu que sa sortie ne poursuit pas des objectifs politiques. Il soutient que la seule mission de cette tournée est la réconciliation nationale. Pour lui, la réconciliation interne entre les Burkinabè est le premier pas à poser pour arriver à vaincre l’ennemi.

La lettre de Blaise Compaoré

Sur les terres de son défunt père Maurice Yaméogo, le président de l’UNDD a appelé les Burkinabè à « éviter la politique politicienne ». « C’est bien beau d’évoquer tout cela à travers des conférences de presse, mais le vécu est plus important. Nous avons toujours pensé qu’il est bon de faire le déplacement dans le Kouritenga pour essayer d’amener une mobilisation dans ce sens qui va faire tache d’huile », a-t-il soutenu.

Pour lui, le monde politique est infesté de vendeurs de rêves. Sur les raisons qui l’amènent à soutenir la transition, il a apporté une justification. « On ne fait pas de politique quand il n’y a pas un État, quand il n’y a pas un territoire et quand il n’y a pas de population en paix. Ce sont ces éléments constitutifs de l’État qui permettent de faire de la politique. Nous ne sommes pas dans cette situation », a-t-il déclaré.

Sur la lettre d’excuse de l’ancien président Blaise Compaoré, Me Herman Yaméogo a signifié que le pardon est un élément essentiel. « Ça me fait honte ! Quand on répercute cette image des Burkinabè qui refusent ce pardon (…) le pardon est essentiel pour le fonctionnement de la vie politique, lorsqu’on se cambre pour refuser le pardon ça fait pitié », s’est-il exprimé.

Tertus Kaboré (stagiaire)

Faso7

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