Financement participatif : Farafina Agri-Funding outille des journalistes et des leaders d’associations

Farafina Agri-Funding a organisé une session de formation sur le financement participatif à l’endroit des journalistes et des jeunes leaders d’association ce samedi 30 juillet 2022 à Ouagadougou. Une occasion pour les organisateurs de donner les outils nécessaires aux participants afin qu’ils puissent comprendre les différents maillons de la chaîne du financement participatif.

Informer les participants sur le financement participatif, présenter des expériences ou des initiatives, faciliter des productions d’articles et procéder à une vulgarisation du financement participatif, sont les objectifs visés par la tenue de la présente session de formation et de sensibilisation.

Lors de sa présentation, Aly Simboro, le directeur général de Farafina Agri-Fundin a expliqué que le financement participatif est « un mode de financement qui consiste à mettre de l’argent sur un projet en faisant appel au grand public par l’intermédiaire de plateformes spécialisées ».

« … un nouveau mode de financement très peu connu au Burkina »

Il a alors indiqué que ce mode de financement est une alternative et un complément pour les entrepreneurs agricoles. Du côté de Farafina Agri-Funding, l’entrepreneuriat agricole bénéficie de peu d’investissement car les institutions bancaires ne maîtrisent pas les risques dans le domaine. Selon ses propos, le financement participatif « est un nouveau mode de financement très peu connu au Burkina ».

Le directeur général de Farafina Agri-Funding a signifié aussi qu’il existe trois types de financement inclusif. Il s’agit des dons avec ou sans contreparties, les prêts et les participations en capital. Comme avantages du financement participatif pour les promoteurs, il faut noter qu’il y a entre autres, les alternatives, l’accès facile au crédit et la création d’une communauté autour du projet.

Pour sa part, l’expert en mobilisation des ressources, Lévi Djiguemdé, a souligné que le financement participatif est « un phénomène congruent avec la culture traditionnelle de réciprocité communautaire en Afrique et au Burkina Faso ». Il a aussi ajouté que les tontines et autres associations de crédits existaient déjà au Burkina Faso et peuvent être considérées comme des systèmes de financement participatif.

Revenant sur la genèse du financement participatif, Lévi Djiguemdé a signifié que c’est en 2014 que le premier processus a été mené. Selon ses dires, le financement participatif a été pendant longtemps dominé par les partenaires extérieurs en Afrique. Pour le cas du Burkina Faso, Farafina Agri-Funding s’est installé depuis sa création en 2019 comme la plateforme qui facilite la mise en relation entre agriculteurs et investisseurs.

Sur les défis qui se présentent face au financement participatif, il a cité entre autres l’absence d’un cadre réglementaire, la mauvaise couverture internet, la faible culture digitale, la méfiance de la société, la corruption, les arnaques et les risques financiers et moraux. Il faut noter que pour l’année 2017, 34 milliards de Dollars  ont été mobilisés à travers le monde par le biais du financement participatif.

Basile SAMA

Faso7

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