Burkina Faso : Des individus interrompent une conférence de presse sur la politique française en Afrique

Une conférence de presse organisée par le Mouvement Populaire M30 Naaba Wobgo, présidé par Yéli Monique Kam, candidate à la présidentielle de 2020, a dégénéré ce 30 juillet 2022 au Mémorial Thomas Sankara à Ouagadougou. Des individus ont fait irruption dans la salle et ont empêché l’activité d’arriver à son terme. Elle avait pour but, entre autres, de réclamer le départ de l’ambassadeur de France au Burkina Faso et la fin de la politique française au « Pays des Hommes intègres » et en Afrique.

Monique Yéli Kam et le Mouvement Populaire M30 Naaba Wobgo n’ont finalement pas pu terminer leur conférence de presse sur la fin de la politique française au Burkina Faso,  au Mémorial Thomas Sankara ce 30 juillet 2022 à Ouagadougou. Des individus ont fait irruption dans la pièce et ont mis sens dessous dessus les chaises, afin de l’empêcher d’achever son adresse aux journalistes réunis.

Lire aussi : [Tribune] – Yéli Monique Kam demande le départ de l’ambassadeur de France au Burkina

Pourtant, le mémorial a été la dernière cartouche devant les difficultés que « la Yennenga de l’éducation » a rencontrées pour trouver une salle où tenir son activité. « Nous avons eu du mal à trouver une salle. Partout où nous sommes passés, lorsqu’on a décliné l’objet (qui portait sur le rejet de la politique française au Burkina Faso, ndlr), la salle nous a été refusée », a-t-elle confié à Faso7. Au CENASA, le contrat avait pu être conclu et  les frais de location payés, a-t-elle affirmé. Cependant,  « deux jours après, ils nous appellent pour nous dire ‘venez prendre votre argent‘, sans motif », a révélé Yéli Kam.

Monique Yéli Kam compte porter plainte – Marané de Donoko

La présidente du MRB (Mouvement pour la renaissance du Burkina) s’est donc rabattue sur le Mémorial où des chaises louées ont été disposées afin d’accueillir les journalistes. C’est alors que vers la fin de la conférence, « il y a un groupe qui est rentré comme ça, qui nous coupe la parole,  (…) qui bouscule les chaises … en tout cas, ils nous ont violentés« , a raconté Monique Kam. Les forces de l’ordre ont dû intervenir. 

Le M30 se définit comme « un mouvement populaire contre la politique française au Burkina Faso » – Marané de Donoko

La présidente, qui dit ignorer l’identité des « agresseurs »,  ne compte pas en rester là et veut donner suite à cette affaire. « Nous allons déposer une plainte auprès des autorités compétentes », a-t-elle déclaré.

En attendant, Monique Yéli Kam et ses camarades du Mouvement Populaire M30 Naaba Wobgo, à travers cette conférence de presse, ont voulu lancer un appel à participer à une marche  le 12 août 2022 contre la politique française au Burkina Faso et en Afrique.

Il s’agit, selon le Mouvement, d’une « lutte de survie et d’indépendance véritable de notre patrie contre la politique française au Burkina et en Afrique contre tous les accords de coopération militaire et économique,  l’expertise Technique Internationale et le déploiement des fonctionnaires français dans nos institutions ». 

Le Mouvement réclame également le départ de l’ambassadeur de France au Burkina Faso.

Pour rappel, le Mouvement Populaire M30 Naaba Wobgo regroupe des partis politiques et des organisations de la société civile. Il se définit comme « un mouvement populaire contre la politique française au Burkina Faso et en Afrique« .

Faso7

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