Luc Hallade : « On n’impose pas une intervention française. On répond à la demande »

En fin de mission dans le Sahel, le Général Laurent Michon, Commandant de la Force Barkhane, a donné des détails, ce jeudi 21 juillet 2022, sur la transformation de Barkhane en lien avec leur départ du Mali. Il a fait un bilan sur la réarticulation avec le désengagement des sites où était l’armée française. Il était accompagné de l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc Hallade

Selon le Général Laurent Michon, le bilan de cette réarticulation de Barkhane, ce sont environ 4 000 conteneurs, et 2 500 hommes qui ont été retirés. Cependant, il a précisé que l’intention n’est pas de dupliquer Barkhane au Niger.

« Tous les équipements, tous les Hommes qui quittent le Mali retournent en France. La coopération du côté du Niger se fait, elle, selon ce qui existait avant le retrait du Mali et qui se poursuivra selon les intentions de Niamey avec un mode opératoire un peu différent. Une composante aérienne qui demeure inchangée à Niamey, un partenariat de combat au sol avec des soldats français qui agissent sous les ordres d’un général nigérien depuis plus d’un an dans la zone d’opération », a-t-il informé.

 « Nous agissons selon les procédures de demande de l’état-major burkinabè », Général Laurent Michon – © Faso7

Le Général Laurent Michon a ajouté que le changement au Niger se situe au niveau des efforts de coopération entre les actions de développement menées par la France ou d’autres pays et de sécurité menée par les forces nigériennes. Mais le dispositif sécuritaire de Barkhane est dans les échanges, car il n’est pas encore défini.

En termes d’accord avec le Burkina Faso, le Général Michon a déclaré que l’action militaire française est régionale selon la demande de chaque pays. « Nous agissons selon les procédures de demande de l’état-major burkinabè. La clé, c’est bien le respect de la souveraineté (…) Au sol ou en l’air, nous le faisons qu’en soutien aux autorités militaires burkinabè », a-t-il signifié.

« Nous sommes dans un Etat souverain. Donc, nous intervenons à la demande et en fonction des demandes qui sont faites par les autorités. Nous n’avons pas le droit d’intervenir pour protéger des populations à la place des FDS. Nous sommes évidemment là, dans la mesure de nos moyens, à les accompagner, mais seulement à leur demande », a affirmé Luc Hallade, ambassadeur de la France au Burkina de son côté.

« Nous avons un combat commun, un objectif commun pour éviter que les terroristes et le terrorisme s’installent au Sahel »

Selon lui, la France n’a pas d’intérêt caché. « On n’impose pas une intervention française. On répond à la demande », a renchéri Luc Hallade.

Sur les interventions Française au Burkina, il se veut rassurant quant à sa gratuité. « Nous ne facturons rien. Ce sont des opérations que nous ne facturons pas, parce que nous avons un combat commun, un objectif commun pour éviter que les terroristes et le terrorisme s’installent au Sahel, qu’ils n’installent pas un Khalifa », a noté l’ambassadeur de France au Burkina.

Sur la question des sources d’armement des groupes terroristes, le commandant de la Force Barkhane, le Général Laurent Michon, a laissé entendre que leur première source se situe au niveau des différents camps et détachements militaires attaqués.

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