Burkina Faso : Des jeunes veulent rompre avec les «bagarres héritées de l’ancienne génération»

Le dimanche 17 juillet 2022, une trentaine de jeunes se sont rassemblés à Ouagadougou pour réfléchir sur leurs apports pour la stabilité du Burkina Faso. Le retour de la paix, la réconciliation nationale et la création d’un climat politique apaisé, ce sont, entre autres, les objectifs qui ont conduit ces jeunes acteurs de la vie politique et sociale du Burkina Faso à se réunir.

Selon Moussa Serge Dao, le président de Fasokooz, la réunion du jour concerne les « figures importantes de la nouvelle génération burkinabè ». Ainsi, jeunes politiciens, acteurs de la société civile et citoyens engagés se sont retrouvés pour une même cause. « Nous nous sommes réunis pour réfléchir sur les questions importantes de l’heure, la situation nationale et la crise multidimensionnelle qui secoue le Burkina Faso », a-t-il dit.

Sur la démarche adoptée pour cette rencontre, Moussa Serge Dao a indiqué qu’il s’est agi pour eux, d’écouter et d’harmoniser les différentes compréhensions de la situation nationale. Il a aussi ajouté que des ébauches d’idées ont été sorties. Mais, en entendant la concrétisation de celles-ci, Moussa Serge Dao a expliqué qu’une plateforme d’échanges sera mise en place pour continuer les réflexions.

« On travaille à pérenniser cette rencontre pour que la jeune génération ait un cadre dans lequel ils se retrouvent et se parlent comme jamais auparavant. Et ce, pour décloisonner les divergences de clans. Si les jeunes peuvent se retrouver, peut-être qu’on pourra rompre avec ces bagarres qui sont héritées de l’ancienne génération qui prend en otage, l’avenir de notre nation », a laissé entendre le président de Fasokooz.

Dans la situation dans laquelle nous nous trouvons, ce n’est que dans l’union que nous arriverons à vaincre le terrorisme (…)

Cette table ronde a été mise en place pour permettre à tous les jeunes de ne plus perpétuer ces bagarres de chapelles, ces bagarres par procuration.

L’ancienne génération a fait ce qu’elle pouvait (…) Ce qu’il faut attendre, c’est l’impact de l’union que nous devons réussir malgré nos différences.

Nous pensons que ce rassemblement va donner un cas d’école à nos devanciers qui n’arrivent toujours pas à se retrouver.

Naaba Labidi

Pour sa part, Yéli Monique Kam, présidente du Mouvement pour le Renaissance du Burkina Faso (MRB), a indiqué que cette tribune, initiée par la nouvelle génération, vise à rassembler les jeunes.

Pour elle, parler en tant que personnalité politique donne une connotation partisane aux propos. C’est une occasion alors de « se départir de toutes ces considérations afin de réfléchir sur l’avenir de la nation ».

« Nous voulons la paix et nous la voulons de tout cœur. Et pour ça, nous sommes prêts à nous sacrifier, accepter de perdre de notre ego et de regarder dans la même direction », a-t-elle déclaré.

Faso7

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page