La Coalition Burkina-Russie juge «capitaliste», la justice burkinabè

La coalition Burkina-Russie s’est exprimée sur la situation que traverse le Burkina Faso à travers une conférence de presse ce jeudi 14 juillet 2022 à Ouagadougou. La justice, la réconciliation nationale et la question sécuritaire ont été les points sur lesquels les membres de la coalition se sont prononcés devant les médias.

Le fonctionnement de la justice burkinabè n’est pas du goût des membres de la coalition Burkina-Russie. Pour eux, la justice du « pays des Hommes intègres » est une « justice capitaliste ».

« La justice telle que structurée, c’est une justice capitaliste. Le modèle de gouvernance ne permet pas réellement même de juger les Hommes politiques et ceux qui sont dans la sphère économique. Je parle des riches en quelque sorte », a déclaré Barthélémy Zaongo, porte-parole et vice-président de la coalition Burkina-Russie.

Selon cette coalition, « il a fallu le départ de Blaise Compaoré pour pouvoir le juger ». A entendre Barthélémy Zaongo, c’est parce que la justice n’était pas indépendante pendant les 27 années de règne de Blaise Compaoré que le dossier Thomas Sankara n’a pas été jugé.

« En 27 ans, si le pouvoir était séparé, normalement on pouvait quand-même juger Blaise en son temps», a-t-il indiqué.

La coalition Burkina-Russie se demande si le président Paul-Henri Sandaogo Damiba pourrait être jugé en cas d’infraction commise. « Damiba, s’il commet des gaffes, qui va le juger ? », s’est-elle interrogée.

A l’en croire, il faut un autre paradigme de gouvernance. « En réalité, le model de gouvernance, cette théorie de séparation de pouvoirs de Montesquieux n’a jamais fonctionné. Seuls les naïfs croient toujours à ce cinéma. C’est simple, il faut une théorie de pouvoir, faire une révolution judiciaire comme en Afghanistan ou au temps de la révolution de 1983 », a expliqué le responsabledela coalition.

Pour le porte-parole de la coalition, ceux qui ont commis des crimes économiques doivent être arrêtés.

« Nous sommes dans un État de droit, la justice doit faire son travail. Je pense que depuis 2014 jusqu’à aujourd’hui, le peuple a été trahi par des OSC, par des hommes du pouvoir. Je pense aussi qu’il y a des gens qui ont commis des crimes économiques qui devraient être arrêtés. Il y a l’affaire de charbon fin qui est là, on a brûlé l’Assemblé nationale. Ça, c’est un problème de fond. Donc, il y a autant d’exemples qui nous permettent de dire à l’heure-là, si on va aller beaucoup plus en profondeur, je pense que la grande majorité de ceux-là, pas la totalité, (…) doivent vraiment faire l’objet de poursuite judiciaire », a-t-il soutenu.

La coalition Burkina-Russie a demandé non seulement aux Burkinabè de s’unir pour contrer les attaques terroristes afin de libérer le Burkina FASO car la réconciliation nationale va de pair avec la question sécuritaire. Elle a également salué la création d’une ambassade de la Russie au Burkina Faso.

Elisé S. SOME (Stagiaire)

 Faso7

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