Burkina Faso : Les acteurs de l’exploitation artisanale de l’or réfléchissent sur une meilleure organisation  

La première édition de la Journée de l’Artisan Minier (JAM)  a été lancée ce jeudi 14 juillet 2022, à Ouagadougou. Avec pour thème, « Exploitation artisanale de l’or dans un contexte sécuritaire difficile : défis et perspectives », cette journée  se veut un cadre d’échanges entre tous les acteurs de la chaine des valeurs des exploitations minières artisanales et semi-artisanales, sur la question sécuritaire et sur la nécessité de réorganiser ce secteur.

Ce sont près de 500 participants qui se sont réunis ce jeudi 14 juillet 2022, à l’occasion de la Journée de l’Artisan Minier (JAM).  Cette journée a pour objectif de convertir de façon participative et inclusive des mécanismes à même d’assurer une meilleure réorganisation et sécurisation des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées.

La cérémonie d’ouverture a été  présidée par le ministre de la fonction publique, Bassolma Bazié, représentant le Premier ministre, Albert Ouédraogo.

Près de 500 personnes participent à la Journée de l’Artisan Minier (JAM).

Selon le ministre des mines, Jean Alphonse Somé, l’exploitation artisanale au Burkina a connu un essor ces dernières années.  Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) estimait en 2011, 1,3 millions, le nombre de personnes directement liées à l’orpaillage au Burkina Faso, soit 7% de la population.

« On estime à plus d’un million, le nombre d’acteurs sur les sites aurifères et deux fois ce nombre pour ceux qui en vivent.  C’est une activité qui contribue à l’économie du pays, si l’on sait qu’environ, sinon plus de 9 ,5 tonnes d’or métal correspond à environ 235 milliards de F CFA  sont tirées l’orpaillage selon l’INSD 2017 », a indiqué le ministre Somé.

Avec la dégradation progressive  de la situation sécuritaire depuis 2016, du fait des attaques des groupes armées, les sites artisanaux font face à la présence et à la prise de contrôle de certains sites par des groupes armés. Selon le ministre, il y a parallèlement des conflits récurrents entre exploitants miniers industriels et artisanaux.

Il y a des conflits  récurrents entre exploitants miniers industriels et artisanaux, selon le ministre des mines Jean Alphonse  Somé.

Il a laissé entendre que durant ces 48h, les acteurs du secteur seront amenés, entre autres, à faire un état des lieux de l’artisanat minier, de la situation sécuritaire sur les sites miniers artisanaux , échanger sur les bonnes pratiques dans le domaine des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées des substance de mine et de carrière.

En 2018, l’étude sur la cartographie des sites d’orpaillage  par l’Agence Nationale d’Encadrement des Exploitations Minières et Semi-Mécanisées (ANEEMAS) en collaboration avec la BUMIGEB dénombrait sur l’ensemble du territoire national 800 sites dont 600 actifs.

Selon Jacob Ouédraogo, directeur général de l’Agence Nationale d’Encadrement des Exploitations Minières et Semi-Mécanisées (ANEEMAS), il s’agit d’échanger avec les acteurs pour revoir sur le plan de l’encadrement technique les meilleures pratiques à promouvoir. Sur le plan sécuritaire, il s’agit de la contribution des acteurs pour mieux encadrer,  travailler dans la sérénité et augmenter les recettes pour le budget de l’Etat.

« Une des préoccupations majeures, c’est l’accès à la ressource. Comment nous allons travailler à dédier des espaces pour que l’artisan minier puisse travailler dans la sécurité et surtout dans la protection de ses droits également. Voir avec les acteurs comment nous implémentons les différentes approches technologiques que l’État et les partenaires sont en train de promouvoir sur le terrain pour que le visage sombre que nous avons du secteur de l’orpaillage puisse être retravaillé pour que l’or brille dans le secteur », a-t-il expliqué.

L’accès à la ressource est une préoccupation majeure, selon Jacob Ouédraogo, DG de l’ANEEMAS

L’exploitation artisanale est confrontée à plusieurs préoccupations liées à la cohabitation des populations riveraines, la faible organisation du secteur avec la prédominance de l’informel et à l’insécurité sur les sites, selon le représentant des artisans miniers, Mahamadou K. Koama . « Le défi sécuritaire dans les sites miniers artisanaux s’est posé depuis longtemps, mais a pris des proportions inquiétantes ces derniers temps se manifestant par la destruction des biens et des atteintes aux personnes physiques », a-t-il déclaré.

Le représentant des artisans miniers, Mahamadou K.  Koama a affirmé que l’exploitation artisanale est confrontée à plusieurs préoccupations

Au cours de ces 2 jours, plusieurs activités seront menées. Il s’agit, entre autres, de panels sur les défis sécuritaires, les  reformes et le rôle des acteurs et sur les technologies innovantes d’exploitation et de traitement de minerai. Des expositions des technologies innovantes, des structures privées et publiques ainsi qu’une soirée gala de remise des récompense aux lauréats.

Faso7

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