Serge Bayala invite les autorités de la transition à « plus de modestie et de décence morale »

Le cadre deux heures pour nous, deux heures pour Kamita a animé un point de presse ce lundi 11 juillet 2022 à Ouagadougou. IL s’est agi pour le secrétaire général du cadre, Serge Bayala, et ses camarades d’apporter des précisions sur la célébration de la nouvelle année 6259 du calendrier africain. Aussi, ils se sont prononcés sur la situation nationale.

Les festivités marquant la fin de l’année 6258 sur le calendrier africain vont se tenir du 14 au 19 juillet 2022 à Koudougou. Une information donnée par Serge Bayala, secrétaire général du cadre deux heures pour nous, deux heures pour Kamita. Sur la tenue de l’événement dans la Cité du Cavalier Rouge, il a expliqué que conformément à leur « stratégie de décentralisation et d’encrage populaire ».

« Le choix de la cité du Cavalier rouge est loin d’être fortuite (…) la ville de Koudougou a joué un rôle capital dans l’histoire récente du peuple burkinabè (…). C’est une ville symbole, riche de son histoire, de sa contribution à l’état nation burkinabè et de son insoumission légendaire, reconnue pour son passif de ville martyre sous le règne des rectificateurs », a ajouté Serge Bayala.

Sur le calendrier africain, le secrétaire général du cadre deux heures pour nous, deux heures pour Kamita a indiqué que l’utilisation généralisée dudit calendrier par les pays africains pourra jouer un rôle « catalyseur ». Pour lui, les confrontations géopolitiques se muent en confrontations civilisationnelles. « Dans ce contexte trouble, seules les civilisations qui auront survécu à la dynamique agressive d’universalisation de la culture occidentale auront leur mot à dire », a déclaré Serge Bayala.

« Comme nous l’avons si souvent répété, face à la délinquance généralisée de nos états modernes, face à l’extrémisme djihadiste et aux déstabilisations extérieures, le meilleur remède reste l’État-nation. Et malheureusement, pour les élites politiques africaines, friandes en recette de modèle social précuit, il n’existe pas de manuel scolaire pour la construction de la nation »,

Serge Bayala.

Et pour cette 7e édition du Sankoré, le thème retenu a été « l’État-nation dans l’Afrique traditionnelle : quelles leçons pour les micros État actuels ». Et pour développer ce thème, des conférences sont prévus dans le cadre de la célébration de cette fin d’année. Ainsi, donc, Abdoulaye Barry, Boukary Ouoba, Adama Siguiré et Abdoul Karim Sango vont s’entretenir avec les participants à l’université Norbert Zongo.

Sur la situation nationale, le cadre deux heures pour nous, deux heures pour Kamita à travers son secrétaire général estime que la population a accepté « avec beaucoup d’espoir et d’enthousiasme » le coup d’état du MPSR car dépitée par « l’échec sécuritaire du régime Kaboré ».

« le régime tente de piétiner la dignité et la fierté de la nation »

Selon Serge Bayala, le pouvoir de Damiba procède à la remise au premier pan des « acteurs politiques volis par le peuple burkinabè » en 2014. « En lieu et place d’une stratégie de défense et de restauration de l’intégrité du territoire, c’est plutôt un restaurant de luxe qui fut offert au gouvernement », a-t-il laissé entendre.

Allant plus loin dans ses propos, le secrétaire général du cadre deux heures pour nous, deux heures pour Kamita a signifié que le « pouvoir accidentel du MPSR » ignore l’histoire politique du Burkina, car pour lui, « le régime tente de piétiner la dignité et la fierté de la nation ». « Ce pouvoir militaire brille plus par ses déclarations immatures, ses décisions irréfléchies que par ses succès opérationnels sur le terrain », a martelé Serge Bayala.

Pour ne pas rester dans la critique infertile, le cadre deux heures pour Kamita a invité les autorités de la transition à « plus de modestie et de décence morale ». Selon les propos de son secrétaire général, « une exacerbation des clivages est la pire chose qui puisse se produire ».

Basile SAMA

Faso7

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page