Burkina Faso : Le CEDI exige la décentralisation des dépôts de dossiers pour le recrutement des commissaires de la CNDH

Le Citoyen engagé pour le développement inclusif (CEDI) a animé une conférence de presse ce jeudi 7 juillet 2022 à Ouagadougou pour dénoncer le processus de renouvellement de l’instance de la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH). Les acteurs de cette structure ont interpellé leur ministère de tutelle à savoir celui en charge des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, à corriger le plus tôt possible ce qu’ils qualifient d’injustice. Ils ont lancé un appel au Conseil National de la Jeunesse (CNJ) à se saisir du dossier, s’il n’est pas complice. La situation sécuritaire s’est également invitée aux échanges.

Le Citoyen engagé pour le développement inclusif (CEDI) s’est indigné du processus de recrutement de commissaires devant conduire la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH). Abdoul Fatao Maïga, Coordonnateur national adjoint du CEDI, a déploré le fait que le Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi a ouvert un seul guichet à Ouagadougou seulement alors que tous les jeunes du Burkina Faso devraient avoir la possibilité de pouvoir y prendre part. « Le Ministère a fait un seul guichet de dépôt des dossiers pour ceux qui veulent être éligibles. C’est le centre unique de Ouagadougou alors que la Commission est nationale. Comme la Commission est nationale, il sied normalement à ce qu’on donne la possibilité à tous les jeunes à travers le territoire de pouvoir déposer et qu’on puisse élire maintenant les trois qui seront candidats au nom des jeunes », a indiqué le Coordonnateur national du CEDI.

A l’entendre, cette façon de procéder par leur ministère suscite une inquiétude à leur niveau. « C’est justement par rapport à cela que nous, nous nous inquiétons parce que nous voyons ici un manque d’inclusion. (…) On reste au Centre, on fait les recrutements, on prend les jeunes, les gens travaillent et on dit que c’est pour tout le pays. Et c’est ça justement que nous nous voulons ici souligner », a-t-il déploré.

A en croire Abdoul Maïga, le Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi peut, à travers ses représentations régionales et provinciales, permettre aux jeunes d’y aller déposer leurs dossiers.

Quant à la situation sécuritaire, le Citoyen engagé pour le développement inclusif a affirmé que les groupes terroristes profitent de l’injustice et l’exclusion au Burkina Faso pour enrôler des jeunes afin d’agrandir leurs effectifs de combattants. « Les inégalités sociales et le manque véritable d’inclusion ont été un terreau fertile au recrutement des jeunes dans les groupes terroristes. Lorsqu’on a l’impression que tout le Burkina Faso se limite à Ouagadougou et ses environnants, insensible aux cris de détresse et à l’appel au secours des autres parties du territoire, il est clair qu’on se demande si l’on est vraiment un citoyen de ce pays, et la suite nous la connaissons tous », a-t-il soutenu.

Les membres de la structure ont alors demandé aux autorités de corriger toutes sortes d’inégalités de chance dans le processus de participation au développement du Burkina Faso.

Elisé S. SOME

Faso7

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