Zone Sikasso – Korhogo – Bobo-Dioulasso : 28 forages réalisés dans le cadre du Programme régional d’appui à la décentralisation dans l’espace UEMOA

L’atelier de restitution de la mission d’évaluation finale du projet de construction de forages à motricité humaine dans la zone Sikasso – Korhogo – Bobo-Dioulasso (SKBO) a été clos ce 30 juin 2022 à Ouagadougou. Il s’agit d’un projet qui rentre dans le cadre du Programme régional d’appui à la décentralisation dans l’espace de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (PRADEU).

Les résultats de la mise en œuvre du projet de construction de forages à motricité humaine dans la zone Sikasso – Korhogo – Bobo-Dioulasso (SKBO), rattaché au programme régional d’appui à la décentralisation dans l’espace de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) [PRADEU], sont connus.

Ce sont au total 28 forages dont 26 fonctionnels qui ont été réalisés dans la zone SKBO entre 2020 et 2021, selon Edmond Sougué, Chef de la mission d’évaluation. Il a indiqué que 6 de ces forages sont implantés au Burkina Faso.

« Je crois qu’on à apporté une pierre à l’édifice qui consiste à récréer ce lien régional » (Luc Hallade), ©Faso7

Les porteurs du projet satisfaits

Le chef de la mission d’évaluation a aussi indiqué que le coût financier du projet est  de 655 millions de francs CFA, avec un apport à hauteur de 80 % de la coopération française et de 20 % de l’UEMOA.
Pour Luc Hallade, Ambassadeur de France au Burkina, il y a de quoi être satisfait. « Globalement, je crois qu’on peut être satisfaits collectivement d’ailleurs pas seulement nous en tant que partenaires financiers, mais collectivement parce que nous avons apporté un financement qui est passé par l’UEMOA au conseil des collectivités territoriales qui est lui-même un organe de l’UEMOA et ensuite aux collectivités territoriales et in fine aux populations », a-t-il déclaré.

Pour continuer, Luc Hallade s’est réjoui pour le fait que les forages réalisés vont contribuer à changer positivement la vie des populations bénéficiaires.

« On a apporté quelque chose de concret : forages. Pour nous, notamment et pour les femmes, pour la vie des femmes, on a changé effectivement leur vie quotidienne et probablement bien d’autres choses à travers l’Eau et donc déjà ça, c’est un motif de satisfaction. Deuxième motif de satisfaction, c’est qu’on a bien travaillé avec l’UEMOA, avec le Conseil des collectivités territoriales et que donc j’espère, on a contribué à renforcer les capacités des collectivités à travers l’eau pour pouvoir mettre en œuvre des projets, avoir une maîtrise d’ouvrage, déléguer au besoin et puis être capable d’apporter des services aux populations. Enfin le troisième élément, c’est qu’on sait tous que ces zones frontières, elles sont fragiles. Les populations se sentent, en tout cas, délaissées, manque de services apportés par les collectivités publiques en général et donc si on a contribué un tant soit peu à convaincre les populations locales que l’Etat, les régions, l’UEMOA leur servent à quelque chose et sont capables de leur apporter des services. Je crois qu’on a apporté une pierre à l’édifice qui consiste à récréer ce lien régional, social et intercommunautaire », a ajouté Luc Hallade.

Les perspectives pour le PRADEU

Kouéssé Sanou habite à Bobo-Dioulasso. Dans sa localité, il a été implanté un forage. Selon elle, cela allège les difficultés d’approvisionnement en eau potable. Elle a toutefois indiqué que le besoin en forage se fait toujours sentir compte tenu du grand nombre des habitants.

Pour sa part, Siama Bamba, Président de l’Union transfrontalière des collectivités territoriales de l’espace Sikasso- Korhogo – Bobo-Dioulasso (UTCTE-SKBO), a indiqué que la mise en œuvre de l’initiative a été efficace du fait qu’elle a atteint ses objectifs. Il a par ailleurs indiqué qu’elle profite aux plus de 10 000 habitants de la zone SKBO. Pour lui, les perspectives seront d’améliorer les plateaux techniques de santé dans la zone, améliorer le dispositif sécuritaire, financer les projets des jeunes et des femmes.

À propos du PRADEU, Janas Gbian, Commissaire en charge du département de l’aménagement du territoire communautaire et des transports de l’UEMOA à indiqué que le volet de la construction des forages marque le démarrage. « Avec beaucoup de nos partenaires, nous sommes en train de travailler pour que d’ici quatre ans, nous puissions réaliser beaucoup d’infrastructures dans les zones frontalières de notre espace », a-t-il annoncé.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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