[Tribune] Transition au Burkina Faso : Pourquoi j’y crois!

Ceci est une tribune d’un citoyen sur la situation au Burkina Faso.

Tout simplement parce que je crois que le Burkina, notre Faso avait tant besoin du renouvellement générationnel des acteurs de son leadership national.

Le temps que l’on met à durer au pouvoir, on ne peut pas le mettre à agir tout aussi efficacement. L’ancienne génération a fait ce qu’elle a pu et était arrivée depuis belle lurette à la limite de ses possibilités. Il était temps pour la nouvelle génération de Burkinabè de prendre la relève du leadership national pour que se poursuive, génération après génération, l’édification, la construction nationale.

Le renouvellement générationnel  participe du  processus naturel  nécessaire pour la  régénération,  la redynamisation, la revitalisation sociétale et est  gage du  progrès  social  continu. C’est en cela que, malgré qu’elles sont issues des forces armées nationales, il faut accueillir la prise  du pouvoir par de jeunes générations burkinabè comme une réelle opportunité pour toute une génération burkinabè sacrifiée (celle ayant entre 30 et 55 ans) dont le soleil était en passe de se coucher sans avoir jamais brillé.

L’avènement du MPSR vient comme le parachèvement de l’alternance générationnelle que nous avons tant prônée dans le livre intitulé [Le Yiangdisme : théorie et principes d’une intelligence collective générationnelle] et en faveur de laquelle nous avons œuvré 5 ans durant sans relâche à travers engagement citoyen et activisme politique tous azimuts.

Depuis le 24 janvier 2022, le Yiangdisme est à l’œuvre ici Burkina, notre Faso. L’alternance générationnelle, désormais effective dans le leadership national  s’est déroulée en 2 temps:

-D’abord, une première partie de l’ancienne génération a été poussée à la retraite grâce à l’insurrection populaire de 2014 et la transition de 2015;

-Ensuite, le coup d’état du 24 janvier et la transition  en cours,  devra également pousser vers la retraite, l’autre partie qui, par des manœuvres avait réussi à détourner l’insurrection de 2014 en faisant main basse sur la victoire des jeunes générations.

 Il appartient désormais aux jeunes générations burkinabè de tous les bords, de se fédérer autour de leurs congénères des forces armées, pour oser ensemble inventer l’avenir ici Burkina notre Faso.

« Croire en la transition, c’est aussi être disposé à faire des critiques et des propositions constructives. »

Cela n’est possible que si les jeunes générations burkinabè ont l’intelligence de tirer leçons des erreurs de l’ancienne génération,  tout en refusant d’hériter de leurs bagarres  divisions, rancœurs et rancunes dont les causes leurs sont totalement étrangères. L’héritage légué par l’ancienne génération est lourde. La fracture et l’injustice sociale est profonde. C’est une des causes lointaine du péril terroriste qui nous frappe.

Pour réussir l’accomplissement de son rôle historique, le MPSR doit comprendre sa mission d’unification et de rassemblement à la fois générationnelle et nationale. C’est dire qu’il ne s’agit point d’une chasse aux anciens mais de leur faire jouer le rôle social qui est le leur à cette phase de leur vie (3ème Age); puis de permettre enfin à la nouvelle génération de jouer le rôle qui est le sien à savoir : « tenir la maison commune ».

Pour le MPSR, ce rassemblement n’est pas une option, c’est la seule option pour réussir. Pour  les populations, c’est un devoir patriotique. Certes, 5 mois de leadership du MPSR a été suffisant pour faire baisser d’un cran l’enthousiasme suscité, mais 5 mois est trop peu pour éteindre ce grand espoir allumé et qui reste intact.

Mais croire en la transition, c’est aussi être disposé à faire des critiques et des propositions constructives. C’est agir pour qu’elle comprenne et tienne compte des profondes aspirations populaires. C’est à cela que nous sommes attelés.

Sœurs, frères  et fiers burkinabè, les défis qui se posent à nous sont existentiels. Ensemble, nous  allons les relever.

En attendant les jours heureux, rejoignons-nous! Ici Burkina! Notre Faso ! Ici l’Afrique maintenant ! Vive le Yiangdisme !

Ako Tiga Mussa Serge Dao

Président de FASOKOOZ, Mouvement pour la Cause du Faso

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