Burkina Faso: Les projets de la phase 2022 du programme PISSCA sont connus

Ce 23 juin 2022 à Ouagadougou, il y a eu la présentation des 10 projets bénéficiaires de la phase 2022 du programme Projets innovants de la société civile et des coalitions d’acteurs (PISSCA).

La coopération française au Burkina et ses partenaires ont mis en avant les projets financés par la phase 2022 du programme Projets innovants de la société civile et des coalitions d’acteurs (PISSCA) dont le thème est : « L’autonomisation économique des Femmes et des filles déplacées internes ». Ces projets sont au nombre de 10.

Une vague de ces dix projets est composée entre autres du projet, « Amélioration des conditions de vie des femmes autochtones et déplacées internes des communes de Ouahigouya, Oula et Lèba dans les provinces du Yatenga et du Zondoma, région du Nord, par le renforcement de leurs droits économiques et juridiques » de l’Association pour la Promotion des Œuvres Sociales (APROS) ; du projet « Promotion d’un environnement social propice à l’intégration des femmes déplacées internes (FDI) et à l’amélioration de leurs conditions de vie dans les communautés minières artisanales et à petite échelle dans les régions du Centre-Nord et du Plateau-central » de l’Alliance pour une mine responsable ; du projet de soutien aux initiatives économiques des femmes déplacées internes de la province de l’Oubritenga de l’Association YIIKRI pour l’autonomisation de la femme ; du projet « Elevage pour les Personnes déplacées une Réponse Exemplaire à l’Unité. au Vivre Ensemble et à la Solidarité » (Projet EPREUVES) » du Centre de Production et de Formation en Elevage Tropical (CEPROFET) et du projet de gestion et de valorisation économique des déchets par des femmes et des filles déplacées internes du site d’accueil de PAZANI de l’arrondissement 9 de la commune de Ouagadougou, porté par Ensemble Sécurisons le Futur (ESF).

Près de 2000 bénéficiaires

Les cinq (5) autres projets bénéficiaires sont « Espace Makana à Dar Salam : formation des femmes déplacées internes à des activités génératrices de revenus » de l’Association des Guides du Campement EDJEF de Gandefabou (AGCEG) ; le projet « Formation en teinture-tissage au profit de 50 jeunes filles et femmes déplacées internes installées dans la province de Boulkièmdé » de l’Association Kogl-taaba (s’entraider) ; le projet d’appui à l’autonomisation économique des Femmes et des jeunes filles déscolarisées déplacées internes de Kaya de l’Association des sœurs Augustines du Saint Esprit ; le projet « TINFII pour l’autonomisation économique de la fille et de la jeune femme déplacées internes dans la région de l’Est » (PAEFJF-DIRE) des Associations TODI YABA ou « Entraide » (ATY) et le projet « Résilience et autonomisation économique des femmes et filles déplacées internes de la commune de Kaya, dans la région du Centre-Nord » de Voix de Femmes (VdF).

La qualité du projet comme critère de choix

Il faut dire que le projet PISSCA a vu le jour en 2021 et s’est prolongé jusqu’en 2022. L’an passé, ce sont huit (8) projets qui ont été financés par son canal. Le critère qui a prévalu au choix de ces projets est la qualité. Le coût global des financements s’élève à un million d’euros dont 60% utilisés pour la phase 2022, selon Franck Lalanne, Attaché de coopération au service d’action culturelle de l’ambassade de France au Burkina Faso. « On a essayé d’avoir des zones géographiques un petit peu différentes les unes des autres, avoir des projets qui couvrent un petit peu l’ensemble du territoire. Ce qui a été le plus important pour nous, c’est la qualité du projet, la motivation du porteur de projet, sa connaissance du territoire sur lequel il était implanté », a-t-il expliqué.

« Nous nous sommes réunis en vue de former une coopérative » (Korotimi Bamogo) ©Faso7

Les dix-huit projets réunis devront profiter à environ 2000 femmes et jeunes filles déplacées internes, à en croire Frank Lalanne. « On espère que ce projet fera tâche d’huile, montrer vraiment la nécessité de travailler sur cette thématique, d’aider ces personnes à pouvoir se prendre en charge à la fois d’un point de vue économique, d’aider aussi à leur intégration sociale (…) et puis de regagner une certaine estime d’elles-mêmes parce que quand on ne dépend que de l’aide alimentaire, quand on ne dépend que d’autrui pour se prendre en charge, c’est difficile mentalement de se sentir faire partie intégrante d’une société ou d’une communauté », a-t-il ajouté.

Le témoignage d’une déplacée interne bénéficiaire

Korotimi Bamogo est une déplacée interne accueillie à Barsalogho depuis 2020. Elle a témoigné avoir bénéficié du projet d’une association, financé par le programme PISSCA. Korotimi Bamogo a indiqué que le groupe de bénéficiaires dont elle fait partie est composé de 80 femmes et 20 jeunes filles, toutes déplacées internes. « Pour les jeunes filles, on leur a appris la couture pendant 6 mois. Quant à nous les femmes, nous avons reçu 3 mois de formation en coiffure et une formation en gestion du ménage. À la fin, chacune a eu du matériel lié à la formation qu’elle à reçu. Par la suite, les 80 femmes ont été séparées en 3 groupes. 25 ont été formées en production du koura-koura, 25 en fabrication du soumbala et les 30 autres ont appris l’élevage du bétail. Nous nous sommes réunis en vue de former une coopérative », a-t-elle laissé entendre.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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