Action humanitaire : La scission a mis le ministère au « point mort » selon le SYNTAS

Ce jeudi 16 juin 2022, les membres du syndicat des travailleurs de l’action sociale (SYNTAS) ont animé une conférence de presse à Ouagadougou pour exprimer leur désapprobation quant à leurs conditions de vie et de travail et la scission de l’ex-Ministère du Genre, de la Solidarité Nationale, de la Famille et de l’Action Humanitaire. Ce Ministère a été scindé en deux pour devenir le Ministère du Genre et de la Famille dirigé par la ministre Salimata Nébié/Conombé et le Ministère de la Solidarité Nationale et de l’Action Humanitaire dirigé par le ministre Lazare Windlassida Zoungrana.

Pour les conférenciers du jour, la division de l’ex-Ministère du Genre, de la Solidarité Nationale, de la Famille et de l’Action Humanitaire en deux, est un coup dure infligé à leur ancien ministère par le pouvoir du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR). Et selon eux, cela joue négativement sur la bonne marche de leurs activités.

« On a dit que les programmes d’activités sont en berne. La réalité sur le terrain est que jusqu’à là (…) la quasi-totalité des travailleurs ne savent pas encore de quel département ils relèvent. (…) Or, si on prend la situation nationale telle qu’elle se déroule, les travailleurs sociaux, les professionnels de la Promotion du Genre sont parmi les premiers à être sur les lieux, sur le terrain. Nos services sont les premiers sollicités quant à recueillir les personnes déplacées, les personnes qui sont victimes des attaques. Nous pensons qu’on ne devrait pas mettre cette institution-là. Point mort. », a fait savoir Juste Koumara Logobana, Secrétaire Général (S.G.) du SYNTAS.

À en croire Tiemtoré Ludovic Achille, Secrétaire Général par intérim du syndicat autonome du personnel de l’Action sociale (SYNAPAS), les travailleurs sont en chômage pour manque d’activités. « Nous vivons une situation où les travailleurs sociaux ne savent pas quoi faire. Nous ne disposons pas d’organigramme clair, il faut le dire, jusqu’à présent. Ça fait presque six mois où il n’y a pas d’activités dans le Ministère. Six mois déjà écoulés sans activités. Est-ce que faut-il aller chaque fois s’asseoir regarder les quatre murs et puis se lever ? Ah non. Donc on doit être productif sur le terrain. », a-t-il soutenu.

La carrière des agents en ‘’danger’’

Pour les membres du SYNTAS, l’ex-Ministère du Genre, de la Solidarité Nationale, de la Famille et de l’Action Humanitaire était déjà fragilisé par l’insuffisance des ressources humaines, financières et matérielles, le grossissement du nombre des personnes déplacées, d’enfants en situation de rue, d’enfants orphelins du fait des attaques terroristes, de ménages vulnérables et de personnes indigentes.

A entendre Juste Koumara Logobana, la scission de leur ancien ministère aura des répercussions dommageables sur la carrière des agents de l’Action sociale.

« Par rapport à la carrière, aux actes de carrière des travailleurs, il y a également un point mort. Parce qu’il s’agit dans une situation de scission, il va falloir repartir les personnels, transférer les dossiers d’un département à l’autre, ainsi de suite. Je crois que là-dessus, même les techniciens en la matière doivent reconnaître que ce n’est pas une tâche facile surtout, comme je le dis, dans cette situation d’urgence et où nous sommes fortement sollicités sur le terrain. Nous avons beaucoup plus besoin de sérénité, de renforcement de nos capacités et de l’appui conséquent en moyens matériels et financiers pour pouvoir affronter ces difficultés. », a-t-il indiqué.

Elisé S. SOME

Faso7

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