Sandaogo Damiba aux populations de Seytenga : « Nous allons tout faire pour les trouver et les faire payer »

Quatre jours après le drame de Seytenga, le président du Faso, Sandaogo Damiba s’est rendu dans la localité ce mercredi 15 juin 2022 afin de rencontrer les populations pour témoigner sa compassion à ces dernières.

Au cours de son intervention, le Chef de l’État a rassuré les populations de Seytenga que tout sera mis en œuvre pour retrouver les auteurs de ce massacre afin qu’ils soient châtiés. A noter que le bilan est passé de 79 à 86 morts, selon un communiqué de la Présidence du Faso, ce 15 juin 2022.

« Ce qui s’est passé ici entre le 9 juin et le 12, ce n’est pas seulement Seytenga seulement que ça a touché. C’est tous les quatre coins du Burkina Faso que ça a touché. Votre douleur est la douleur de tout le Burkina Faso. Ceux qui ont fait ça, ce n’est pas pour Dieu, ce n’est pas pour le Burkina Faso, ce n’est pas pour Seytenga. Certains d’entre eux sont repartis d’où ils sont venus. Ils se réjouissent pendant que nous, nous pleurons avec les habitants de Seytenga. Ce qu’ils oublient, c’est que c’est cette douleur-là qui fera notre force. Nous allons tout faire pour les trouver et les faire payer ce prix-là », a déclaré Sandaogo Damiba.

Le président du Faso a par ailleurs rassuré les populations que tout sera mis en œuvre par l’État afin de faciliter le retour et la réinstallation des populations de Seytenga qui se sont déplacées à Dori après le massacre.

Aussi, Sandaogo Damiba a invité les populations à plus de collaboration avec les Forces de défense et de sécurité dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Au cours de ce déplacement, le président du Faso a également échangé avec les unités déployées dans cette zone ainsi que celles de la garnison de Dori.

« C’est le moment pour moi de vous demander d’intégrer la menace terroriste dans toutes vos activités. Il n’est plus concevable de faire les choses comme on le faisait avant. (…) Il est important de procéder à une adaptation dans nos manières de faire. On ne peut plus faire des postes de contrôle routier comme traditionnellement parce que nos positions sont connues, nos emplacements sont connus même nos manières de ranger nos matériels sont connus. Donc il faudrait que chacun procède à un changement, à une transformation de ce qu’habituellement nous faisons », s’est-il exprimé.

Il a par ailleurs invité toutes les forces à une parfaite entente. « On ne va plus tolérer des problèmes entre des CRS et des gendarmes, des problèmes entre des gendarmes et des militaires, des problèmes entre des militaires et des Eaux et forêts », a lancé Sandaogo Damiba.

Avant de prendre congé de ses frères d’armes, Sandaogo Damiba a aussi invité l’armée à adopter des attitudes de manière à faciliter la collaboration avec les populations civiles.

« Il y a des pratiques qui font même que les populations s’éloignent de nous. Il y a des pratiques qui font que les populations ne veulent pas nous dire ce qui se passe aux alentours de nos positions.  Certaines de ces pratiques viennent de nous et il faut que nous évitions un certain nombre parce qu’on ne peut pas gagner cette guerre sans les populations », a conclu le président du Faso.

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