Burkina Faso : Les députés autorisent la création du Conseil d’orientation et de suivi de la Transition 

Le projet de loi portant Conseil d’orientation et de suivi de la Transition (COST) a été adopté ce jeudi 9 juin 2022 à l’Assemblée législative de Transition à 65 voix pour, une voix contre et deux abstentions. Selon l’article 14 de la Charte de la Transition, le Conseil d’orientation et de suivi de la Transition « est composé de personnalités militaires et civils du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) et tout autre personne épousant les idéaux dudit mouvement » et remplissant un certain nombre de conditions.

Deuxième organe de l’architecture institutionnelle de la Transition, le Conseil d’orientation et de suivi de la Transition (COST) aura pour mission de veiller sur l’orientation politique de la Transition et aidera également le Président de la Transition du Burkina Faso dans ses prises de décisions, selon Me Barthélémy Kéré, Ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions, Garde des sceaux et représentant du gouvernement.

« L’organe est un ensemble de personnalités civils et militaires qui sont placées autour du chef de l’Etat pour pouvoir donner, permettre au chef de l’Etat d’avoir des avis éclairés pour prendre les décisions en ce qui concerne soit l’orientation de la Transition c’est-à-dire où on va ? Soit sur le suivi de l’orientation c’est-à-dire dans quelle direction nous pourrons aller compte tenu donc de la situation et des problèmes posés à un moment donné », a-t-il soutenu.
Aussi, poursuit-il, le COST « étant placé au côté du chef de l’Etat qui en est le président, c’est évidemment l’organe important à côté donc des autres telles que l’Assemblée législative de Transition, tel que le gouvernement, qui contribuent ensemble effectivement au bon fonctionnement des organes globaux de la Transition ».


« C’est une loi pour récompenser peut-être des amis »

Le ministre en charge de la Justice a aussi fait savoir que le COST est composé de 40 Conseillers avec des objectifs précis et 4 directions prévues par la Charte de la Transition avant d’ajouter que « (…) c’est quelque chose qui est convenablement calibrée, qui permet effectivement d’avoir les informations précises que le chef de l’Etat puisse, à tout moment, avoir donc les avis utiles pour pouvoir effectivement orienter la question de la Transition ».


À l’en croire, le Conseil ne sera pas budgétivore. « En termes de budget, ce sont donc un certain nombre de Conseillers qui ne sont pas permanents, qui viennent de temps à autre pour donner des avis éclairés quand le chef de l’Etat a besoin d’eux. Donc je ne vois pas en quoi ce serait vraiment budgétivore », a-t-il expliqué.

Si le représentant du gouvernement trouve ce COST important, Pascal Zaïda, député à l’ALT, ne l’entend pas dans ce sens, car pour lui, cette loi n’a pas de plus-value pour l’avancée du Burkina Faso. « Je peux vous dire que le COST n’est pas donc une loi d’intérêt national. J’estime que nous devrons aller à l’essentiel. Cette loi ne pourra pas faire avancer le Burkina Faso. C’est plutôt une loi pour récompenser peut-être des amis, des copains ou des camarades. Nous, ce que nous pensons, le Burkina Faso devrait évoluer. Donc le COST pour notre part, il faut mettre ça dans les tiroirs », a-t-il critiqué.

Elisé SOME
Faso7

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