Ablassé Ouedraogo : « Les gouvernants de la Transition doivent recadrer la Transition »

Le parti Le Faso Autrement a été reçu en audience ce samedi 4 juin 2022 à Ouagadougou par le Cardinal Philipe Ouedraogo. Cette visite qui entre dans le cadre des tournées de Le Faso Autrement engagées en janvier avait pour objectif de présenter les condoléances du parti au Cardinal pour la perte de ses deux frères et évoquer le contexte que vit le Burkina Faso.

Après la visite chez le Mogho Naaba, la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME) et la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), Le Faso Autrement s’est rendu ce samedi 4 juin 2022 à l’archevêché, afin de rencontrer le cardinal Philippe Ouédraogo.

A sa sortie d’audience, Ablassé Ouedraogo, président du parti Le Faso Autrement a laissé entendre que le Burkina Faso vit une situation difficile qui demande que tous les Burkinabè arrêtent ce qui est considéré comme leurs propres préoccupations pour aller sur l’essentiel qui est de travailler pour l’existence du Burkina Faso.

«Le peuple n’appartient ni aux militaires ni aux politiciens. Le peuple burkinabè est lui-même et le Burkina Faso appartient à tout le monde », a-t-il affirmé.

Ablassé Ouedraogo, président du parti, Le Faso autrement, échangeant avec le Cardinal Philippe Ouedraogo.

Ablassé Ouedraogo a également lancé un appel à tous les acteurs politiques, religieux et coutumier, à tous les Burkinabè qui peuvent apporter leur pierre à la restauration du pays, à l’action.

« C’est dommage qu’on assiste à une agitation de certains acteurs politiques qui ont conduit le président Kaboré à sa perte et qui, aujourd’hui, sont en train d’avoir des attitudes qui ne facilitent pas l’apaisement de la situation », a déploré le président du parti Le Faso Autrement.

« Le pays nous appartient à tous. Personne ne viendra faire le bonheur du Burkina Faso » (Ablassé Ouédraogo)

Ablassé Ouedraogo a aussi invité les Burkinabè à travailler afin de contribuer à donner un coup de main aux efforts de la Transition pour que cette Transition se déroule de la « plus belle manière ».

« C’est pour cela que nous disons, les gouvernants de la Transition doivent recadrer la Transition. Ils doivent recentrer la Transition sur l’ultime objectif à savoir l’organisation d’élections le plus rapidement possible. Mais des élections dans une situation sécuritaire garantie.

Il ne faut pas rêver. On n’a pas demandé à la Transition de venir faire des réformes ou de venir installer une administration nouvelle. Et pendant la Transition, il n’y a pas de temps à l’apprentissage. Travaillons rapidement et retournons à l’ordre constitutionnel normal pour que le Burkina Faso puisse bénéficier de toutes les attentions des pays de notre communauté internationale », a-t-il déclaré.

Avant de terminer ses propos, le premier responsable de Le Faso Autrement a laissé entendre qu’il n’y a rien de précis dans les actions de la Transition. « Quand on fait la transition, ce n’est pas pour venir apprendre », a-t-il lancé

Faso7

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